Naissance au Zoo d’Anvers d’un okapi porteur de gènes importants !

Qira © ZOO Antwerpen / Jonas Verhulst

Au terme d’une gestation de 14 mois, l’okapi Yenthe a mis bas le 15 novembre d’un petit en pleine santé. Le petit veau pesait à la naissance 24 kilos, avec une hauteur au garrot de 85 centimètres, une costaude petite femelle. Cette naissance est une merveilleuse nouvelle tant pour l’espèce que pour le Zoo d’Anvers. Ce bébé est une descendance du couple royal et représente une importante combinaison génétique.

La pérennité de l’espèce est menacée, il ne subsiste que 10.000 okapis dans la nature. Le Zoo d’Anvers est à la fois le coordinateur du programme d’élevage européen que le détenteur du livre généalogique au niveau international. Il veille donc au bien-être et à la subsistance de ces animaux spéciaux à tous les niveaux.

Qira
Le bébé comme la maman se portent à merveille. La gestation a été exceptionnellement longue puisqu’elle a duré 443 jours alors qu’elle compte en moyenne 410 à 440 jours. Après quelques tentatives, le petit s’est rapidement redressé sur ses petites pattes rayées. Le bébé okapi est une fille que les soigneurs ont baptisée Qira, qui signifie soleil. A l’instar de tous les autres animaux nés cette année au Zoo d’Anvers, le petit a reçu un nom commençant par Q.

Elle pèse à présent 34 kg et est reconnaissable au motif rayé unique qu’elle porte sur ses fesses et ses pattes. La petite Qira va rester bien au chaud dans l’étable auprès de sa maman pendant l’hiver, à moins que le temps soit ensoleillé et suffisamment chaud (+14°C).

 » Qira s’avère être un bébé très facile. Elle boit bien et suit très facilement Maman Yenthe. Même pour monter sur la balance, elle se montre tout à fait à l’aise  » indique Patrick Immens, le coordinateur de l’espèce.

Trois okapis
Trois okapis vivent pour le moment au Z00 d’Anvers : maman Yenthe, son nouveau-né Qira et le papa Bondo. Maman Yenthe et papa Bondo forment le couple royal. L’exceptionnelle bonne adéquation de leur matériel génétique est d’une valeur inestimable pour le programme d’élevage de cette espèce fortement menacée.

 » Ce bébé porte des gènes très importants et constitue un atout énorme pour le livre généalogique.  »

Le deuxième mâle reproducteur Henry séjourne dans le parc animalier de Beekse Bergen, le temps que les travaux réalisés dans l’enclos des okapis se terminent. Il reviendra donc l’année prochaine. Une autre femelle reproductrice le rejoindra à Anvers. Dès l’hiver prochain, vous pourrez admirer les okapis même par grand froid. Une serre sera mise à leur disposition. Tout le monde pourra donc les voir.

Le couple royal Yenthe et Bondo © ZOO Antwerpen / Jonas Verhulst
Le couple royal Yenthe et Bondo © ZOO Antwerpen / Jonas Verhulst

Important programme d’élevage
On estime que ces dix dernières années, la population des okapis a diminué de près de 50 %. Ces animaux ne sont plus recensés que dans les forêts équatoriales d’Ituri au Congo. Ce sont des animaux particulièrement farouches et donc difficiles à repérer dans la forêt. Comme leur habitat est petit et se réduit à un seul pays, l’avenir de l’okapi n’est pas garanti. Ils sont en outre menacés par l’abattage de la forêt équatoriale et du bois dur tropical, l’exploitation minière, le braconnage et les troubles politiques et socio-économiques régnant dans cette région.

Le Zoo d’Anvers soutient depuis plusieurs années la réserve d’okapis du petit village d’Epulu dans la gigantesque forêt d’Ituri. Parallèlement, le Zoo d’Anvers contribue au développement d’une population dans les parcs animaliers, à travers le programme d’élevage européen. Une fois que cette petite femelle aura atteint la maturité sexuelle, le Zoo déterminera avec quels mâles et dans quels parcs zoologiques elle pourra se reproduire.

Abonnez-vous à notre newsletter

* obligatoire