Nouvel arrêté ministériel encadrant les conditions de captivité des cétacés en France

Après une année de discussion et d’expertise associant le Muséum national d’Histoire naturelle et de nombreuses associations de protection de la nature, la Ministre de l’environnement vient de signer l’arrêté qui définit les nouvelles conditions de captivité des cétacés dans les delphinariums.

Ce nouvel arrêté abroge et remplace l’arrêté du 24 août 1981. Il a été mis au point avec les associations de protection de la nature et des animaux (Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 Millions d’Amis, Fondation Assistance aux Animaux, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences, Robin des Bois, Réseau Cétacés, SPA, FNE, FNH, LPO), après une année de discussion et d’expertise associant le Muséum national d’Histoire naturelle.

Les nouvelles règles sont les suivantes :
1. Augmentation d’au moins 150 % de la surface des bassins afin de permettre aux animaux de se soustraire à la proximité des visiteurs et à celle des autres animaux ;
2. Interdiction du chlore dans le traitement de l’eau ;
3. Mise en place d’équipes de soigneurs spécialisés, dont le nombre est en proportion du nombre de dauphins ;
4. Interdiction des contacts directs entre le public et les animaux ainsi que les immersions du public dans les bassins hébergeant des cétacés ;
5. Contrôle étroit de la reproduction des dauphins, par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive instituée à l’article R.413-2 de Code de l’Environnement. Cette reproduction ne devient possible que si la configuration et la taille des bassins le permettent.

Les établissements existants devront faire les travaux de mise en conformité des bassins dans un délai de 3 ans. Toutes les nouvelles règles s’appliquent dans un délai de 6 mois

La LPO salue la décision de Ségolène Royal
Depuis sa création, la LPO indique qu’elle n’a cessé de se battre contre les conditions inacceptables de captivité dont beaucoup d’animaux furent et sont encore victimes. La LPO dénonce les aménagements insuffisants ou inadaptés de certains parcs zoologiques ne permettant pas à la faune captive de s’épanouir dans des conditions acceptables et engendrant ainsi des comportements très éloignés de ceux de l’animal libre. Elle demande une véritable prise en compte des exigences biologiques des espèces de la part des établissements zoologiques, quitte à devoir renoncer à présenter certaines d’entre elles.

La LPO apprécie que certains parcs zoologiques prennent en considération la sauvegarde des espèces menacées et contribuent, par la mise en place de programmes de reproduction en captivité (EEP), à la conservation de ces dernières, voire à leur réintroduction en milieu naturel (Bison d’Europe, Vautours fauve et moine, Gypaète barbu, Grue de Manchourie, Grue à cou blanc de Sibérie…). Parallèlement des initiatives de terrain sont entreprises par certains parcs zoologiques pour sauvegarder, voire restaurer en milieu naturel, les populations animales (création ou participation au financement de parcs naturels et réserves, sensibilisation et aide aux populations locales…).

Télécharger la position de la LPO sur les parcs zoologiques

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