Présentation de « Forêts d’Asie », le nouvel espace immersif du Zoo du Lyon

La présentation du nouvel espace immersif du zoo de Lyon « Forêts d’Asie » a eu lieu ce matin. L’ouverture de ce nouvel espace aura lieu en 2020. Découvrez ce projet ci-dessous.

© Ville de Lyon

Le projet Forêts d’Asie du Zoo de Lyon va permettre de réaménager entièrement l’ancien espace des éléphants et ses abords afin d’accueillir un biotope consacré aux milieux asiatiques. Pour l’équipe du zoo de Lyon, ce choix de dédier ce futur espace à l’Asie du sud-est est guidé par l’accélération des menaces qui pèsent sur la biodiversité.

Le site accueillera donc au sein d’un nouveau complexe : oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et mammifères, autant d’espèces menacées dans leur milieu naturel, mais aussi des plantes et des arbres issus de la zone de l’Indo-Burma (regroupant La Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, le Viet Nam, une partie de la Chine et de l’Inde).

Cet aménagement basé sur l’immersion maximale dans un décor végétal mettra le public en contact rapproché avec les animaux (y compris l’hiver, quand certains animaux ne quittent pas les bâtiments), placés au cœur du milieu reconstitué. Les visiteurs seront amenés à vivre une expérience qui les sensibilisera à la valeur de cette biodiversité menacée et à la nécessité de la protéger.

© ALEP Architectes et BASE Paysagistes

Une collection animale et végétale très riche qui fait la particularité du projet
L’objectif du projet Forêts d’Asie est de valoriser plusieurs biotopes de ce continent. Présenter différentes espèces qui habitent un milieu naturel est une manière efficace de sensibiliser le public aux enjeux de préservation de la biodiversité. 25 nouvelles espèces menacées prendront ainsi place au sein de cet espace original du zoo de Lyon :
• Des mammifères : Tapirs malais, binturongs, élaphodes, gibbons à favoris blancs, civettes…
• Des oiseaux :
En intérieur : Canards à ailes blanches, hokki, ptilopes, garrulaxes…
En extérieur : Grues antigones, cigognes épiscopales, calao…
• Des reptiles, amphibiens et poissons : Serpent ratier rhinocéros, python vert, lézard crocodile de Shin, Tortue ocadie, tortue asiatique géante, grenouille mousse…

Toutes ces nouvelles espèces arriveront à Lyon en provenance d’autres zoos européens ou même plus lointain, dans le cadre des programmes d’élevage de l’Association Européenne des Zoos et Aquariums.

Un programme paysager ambitieux
Après l’installation de la Plaine Africaine, lieu composé d’une savane ouverte, le projet Forêts d’Asie propose de créer un espace boisé qui vient s’insérer dans le parcours des visiteurs du zoo de Lyon.

L’aménagement paysager présentera une palette végétale riche, à l’image des forêts que l’on trouve en Asie et permettra un bien-être maximal des animaux et une immersion totale des visiteurs. Les plantations seront les plus denses possibles : toutes les strates seront représentées des vivaces jusqu’aux arbres. L’ambiance intérieure recherchée sera celle d’un bâtiment envahi par une végétation luxuriante et spontanée. A l’extérieur, dans la grande volière, l’objectif est de créer des atmosphères propres à ces milieux, en utilisant des végétaux appartenant à la même famille que les végétaux emblématiques de cette région du monde, mais plus adaptés aux caractéristiques du climat lyonnais.

La présence forte du végétal est une condition indispensable à l’immersion des visiteurs. Elle est la cheville ouvrière d’une mise en scène tournée vers la sensibilisation du public et une invitation à découvrir la richesse des collections végétales du Jardin Botanique situé à proximité.

© ALEP Architectes et BASE Paysagistes

Le concept d’immersion totale et la scénographie
Le principe d’immersion conduit à un contact étroit entre l’Homme et l’Animal. L’objectif est d’inviter le visiteur à vivre une expérience unique tout en le sensibilisant à la nécessité de protéger ces espèces et leurs milieux naturels. L’organisation des espaces, les différents points de vue ou encore les décors végétaux seront autant d’occasions pour le public de s’imprégner des ambiances propres aux milieux forestiers d’Asie.

L’eau occupera une place importante dans le projet, aussi bien à l’intérieur du bâtiment qu’à l’extérieur. C’est en effet un élément indispensable à la vie de certains des animaux, notamment le Tapir.

L’ambiance climatique dans le bâtiment sera conditionnée par les besoins des espèces animales et végétales. Les cheminements respectifs des visiteurs et du personnel ainsi que les accès seront étudiés de façon à ce que les circuits de visite ne perturbent pas les animaux, tout en ayant une gestion efficace et sécurisée des enclos par le personnel du Zoo.

© ALEP Architectes et BASE Paysagistes

Un projet architectural exigeant
Si le bâtiment actuel est conservé comme « structure principale » du nouvel espace, sa réhabilitation doit concilier plusieurs enjeux :
• Réussir une insertion architecturale et paysagère dans le zoo et le parc de la Tête d’or en respectant l’esprit du projet d’aménagement originel.
• Respecter l’environnement : la charte du parc de la Tête d’or, le cahier de « prescriptions architecturales » et les engagements pris par la Direction des espaces Verts certifiée Iso 14 001.
• Adapter le bâtiment aux contraintes techniques : gestion des flux visiteurs, accès aux personnes à mobilité réduite, sécurité des animaux, du public et du personnel, facilité d’entretien des enclos et du bâtiment, ergonomie des procédures de nourrissage et soins aux animaux.
• En plus des espaces scénographiés visibles par le public, le nouveau site accueillera également les loges animales, dont un bassin intérieur pour les tapirs ; les loges de soins ; les locaux techniques (nourrissage, élevage, traitement de l’air et de l’eau…).

© ALEP Architectes et BASE Paysagistes

Calendrier du projet
• Deuxième trimestre 2019 : début des travaux
• Ouverture du nouvel espace immersif : Printemps 2020
• Surface du site : 4 000 m2
• Coût de l’opération : 3,6 M€
• Maîtrise d’ouvrage : Ville de Lyon – Direction des espaces verts
• Maîtrise d’œuvre : Architecte : ALEP (mandataire) ; Paysagistes : BASE (cotraitant) ; BET VRD/OPC : Cap Vert ingénierie (cotraitant) ; BET ingénierie environnementale : Tribu Scop (cotraitant) ; Economistes de la construction : Cabinet Grasset (cotraitant)

Mot des concepteurs ALEP Architectes et BASE Paysagistes:

« Le parcours immersif du site Forêts d’Asie commence dès l’entrée du bâtiment. Conçue comme une forêt d’acclimatation, elle met en scène l’entrée en faisant appel à l’imaginaire du temple asiatique noyé dans la végétation et prêt à être exploré. L’aspect brut des matériaux bois/béton vient renforcer cette image. Le bâtiment est restructuré de sorte à en révéler l’ossature, avec deux blocs latéraux fermés qui contrastent avec une partie centrale entièrement évidée rebaptisée « la nef ». Orientée plutôt sur l’extérieur, la volière des gibbons est d’une toute autre nature ; installée au milieu de la végétation dense, « elle joue l’indépendance ». Conçue en ossature de bambou, elle se fond par sa géométrie irrégulière dans le paysage.

Le projet de paysage propose de récréer ici à Lyon, l’imaginaire des Forêts d’Asie et propose des écosystèmes mimétiques qui permettent aux visiteurs de se laisser transporter ailleurs et aux animaux de se retrouver parfois à l’abri du regard de l’homme. Les écosystèmes sont des lieux de cohabitation, Forêts d’Asie est conçu à travers la qualité de la rencontre animale/homme qui se traduit dans le projet autour de 4 grandes valeurs : l’observation, la pédagogie, la sensation et l’amusement.

Le paysage sera conçu comme un grand écrin de végétation dans lequel, à terme, l’architecture sera complètement immergée. Le parcours est conçu comme une expérience d’aventure à travers la forêt qui viendra peu à peu transformer la parcelle aride des anciens enclos des éléphants. Le parc zoologique permet la découverte empirique des êtres vivants, une expérience antérieure à la parole, qui s’adresse aux enfants comme aux adultes. Toutes ces raisons nous incitent à privilégier le vécu, l’immersion et la découverte par l’expérimentation. »

©ALEP Architectes

Le Zoo de Lyon : un lieu unique de conservation animale
D’une surface de 8 hectares, le Zoo accueille plus de 400 animaux pour 67 espèces différentes (30 espèces de mammifères, 24 d’oiseaux, 14 de reptiles) dont près de la moitié participent à des programmes européens d’élevage. L’équipe du zoo de Lyon favorise la reproduction des pensionnaires qu’il accueille pour maintenir la diversité génétique des espèces. En effet, les nombreuses naissances d’animaux d’espèces menacées en sont la preuve (Girafe, panthère de l’Amour, Zèbre de Hartmann, Garrulaxe du Père Courtois, Lémur à ventre roux…).

Plus de la moitié des espèces présentes au zoo depuis 2016 sont classées en danger par la liste rouge de l’UICN, cette proportion croissante démontre tout l’engagement du Zoo de Lyon dans ses missions de Conservation de la diversité biologique. Car au-delà du plaisir de pouvoir contempler un véritable tableau vivant d’animaux, le zoo répond à des objectifs pédagogiques et scientifiques. Ainsi, il est membre de l’Association Française des Parcs Zoologiques (AFdPZ) et de l’European Association of Zoos and Aquaria (EAZA) et se veut très investi dans la conservation des espèces menacées, en participant à pas moins de 33 programmes d’élevage européens et internationaux. C’est dans ce cadre que de nouvelles espèces arrivent régulièrement et gratuitement au zoo de Lyon. Enfin, le zoo mène et participe à des projets de recherche scientifique qui contribuent à l’amélioration continue des connaissances sur les espèces animales.

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