Le Zoo de Granby lance un grand projet de conservation en Afrique

Avec une volonté croissante d’agir au-delà des limites du zoo depuis de nombreuses années, le Zoo de Granby lance un grand projet de conservation en Afrique ayant pour objectif de s’impliquer dans la sauvegarde d’une des aires protégées les plus importantes du Cameroun, au Parc national de Campo Ma’an. Le parc héberge quelques dizaines d’espèces menacées, dont les éléphants, les gorilles, les mandrills, quelques 300 espèces d’oiseaux et plus d’une centaine d’espèces de reptiles.

© Zoo de Granby

Cinq grands objectifs ont été déterminés afin de mener à bien cette initiative de conservation des éléphants, des gorilles et d’autres espèces menacées, tout en prônant la protection du territoire par l’implication citoyenne et celle des acteurs économiques environnants :

1- Équiper les écogardes dans la lutte contre le braconnage
En 2016, seulement, 27 personnes ont été interpellées dans des actes de braconnage, 425 kg de gibiers ont été saisis et 32 campements illégaux ont été détruits.

2- Faciliter le suivi écologique des gorilles
Les gorilles du parc sont à risque de par la pression engendrée par les activités humaines. Ils sont ainsi menacés par le braconnage, la perte d’habitat en périphérie du parc et les maladies transmises par les humains.

3- Comprendre et solutionner les conflits éléphants/humains
Plusieurs villages subissent des dommages à leurs cultures et plantations d’arbres fruitiers, et les communautés encourent des risques au niveau de leur sécurité quand un éléphant traverse un village. Cela crée des situations conflictuelles au détriment des animaux et des humains.

4- Collaborer à la mission d’éducation au parc et avec les communautés riveraines
Dans un contexte où le parc veut développer son potentiel écotouristique, il est important de susciter l’intérêt des touristes et de leur offrir des activités sécuritaires et stimulantes, tout en les sensibilisant à la conservation de la nature.

5- Soutenir les initiatives de développement local
L’objectif est d’encourager le travail d’artisans, d’apiculteurs (miel) et d’exploitants de produits forestiers non ligneux, par exemple, par la construction d’échoppes pour les touristes, pour le marché local ou pour l’achat de souvenirs à exporter pour les zoos.

Une campagne de levées de fonds ambitieuse
Ce sont non seulement les défis, mais aussi les perspectives qui ont motivé le Zoo de Granby et ses partenaires à s’impliquer dans cet ambitieux projet outre-mer pour lequel une campagne de levée de fonds s’articule présentement. L’objectif? Amasser la somme de 200 000 $ d’ici 2019 pour mener à terme ce projet unique qui permettra d’avoir un réel impact sur la survie des espèces animales en nature. À ce jour, tout près de 25 000 $ ont déjà été amassés pour le projet par le biais de différentes initiatives : dons volontaires lors d’achats de billets du zoo, dons volontaires aux admissions et aux boutiques, ventes de pots de miel, modules de dons sur le site physique du zoo, etc. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.zoodegranby.com/fr/cameroun.

Une employée du Zoo de Granby entre en action!
Forte de plusieurs expériences enrichissantes sur le continent africain au cours des dernières années, et détentrice d’un diplôme en technique de santé animale, Valérie Michel travaille au Zoo de Granby avec les éléphants et les gorilles. C’est à elle que reviendra le mandat d’aller participer concrètement aux activités de conservation au Parc national de Campo Ma’an avec l’équipe de la Fondation pour l’environnement et le Développement au Cameroun, du service de conservation du parc, du Fonds mondial pour la nature et de l’Université Concordia.

À propos du Zoo de Granby
Fondé en 1953, le Zoo de Granby est un organisme à but non lucratif dont la mission est de faire vivre, à une clientèle variée et de tout âge, une expérience enrichissante, divertissante et éducative visant la sensibilisation envers la conservation du monde animal. Au plus fort de la saison touristique, il emploie quelque 700 personnes. Les retombées économiques directes et indirectes qu’il génère dans la région sont évaluées à plus de 50 millions de dollars annuellement.

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