Les poissons tombent rarement malades, à condition de respecter leur environnement

Les poissons font partie des espèces les plus rarement malades du Zoo de Bâle. Les soigneurs, le conservateur et les vétérinaires y veillent avec beaucoup d’attention et de savoir-faire, et avec les bonnes techniques. Si malgré tous leurs efforts un poisson tombe malade, il est pris en charge par l’équipe vétérinaire du zoo.

© Zoo de Bâle

Les poissons des aquariums du Zoo de Bâle vivent relativement vieux. Et cela s’explique par les mêmes raisons que celles qui justifient une longue espérance de vie chez les êtres humains: dans l’aquarium, les poissons ne sont soumis à aucun stress, ils ne sont confrontés à aucun prédateur et bénéficient d’une nourriture d’excellente qualité en quantité suffisante. L’eau dans «l’habitat aquarium» doit toujours être extrêmement propre. Cela nécessite une technique fiable et sophistiquée, ainsi que des analyses régulières de la qualité de l’eau. Les parasites sont éliminés de manière ciblée et l’équipe vétérinaire du zoo se déplace au moindre signe de maladie.

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Mais que faire si un poisson tombe malgré tout malade? Une question qui ne se pose heureusement que rarement au Zoo de Bâle. Faire en sorte de préserver la bonne santé des animaux dans l’aquarium a dès le départ la priorité absolue. En cas d’urgence, les vétérinaires du zoo doivent néanmoins savoir comment anesthésier un poisson et comment procéder pour qu’il ne s’asphyxie pas lors de l’examen médical à l’air libre.

En aquariophilie, les questions les plus fréquentes sont souvent de l’ordre de: y a-t-il suffisamment de place pour tout le monde? La qualité de l’eau est-elle à tout moment irréprochable? Un poisson produit-il du stress dans l’aquarium? Une bonne alimentation est également primordiale. Rares sont les espèces dont on connaît précisément l’alimentation à l’état naturel. Une gigantesque palette de nourritures différentes est donc disponible au vivarium. Les soigneurs nourrissent chaque poisson individuellement avec beaucoup de délicatesse. Quelques mets raffinés comme les huîtres, les couteaux ou encore les filets de cabillaud figurent même au menu.

Avant de rejoindre les poissons du Zoo de Bâle, tous les nouveaux venus font un séjour dans des aquariums de quarantaine, où ils vivent dans des circuits d’eau séparés sous haute surveillance. Ils sont soigneusement familiarisés à leur nouvel environnement et les soigneurs vérifient en permanence l’absence de maladie. Dans le cadre des examens de prévention, des fragments de peau, de nageoires ou de branchies sont analysés au microscope afin de détecter d’éventuels agents pathogènes comme des parasites.

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Lorsqu’un poisson meurt dans l’aquarium, il est autopsié par le centre pour la médecine des poissons et des animaux sauvages de l’université de Berne pour déterminer les causes du décès. Si des médicaments sont nécessaires, ils sont le plus souvent administrés par le biais de l’eau ou de la nourriture, ou par piqûre.

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