Baby-boom au Parc zoologique & botanique de Mulhouse

Cet été, les visiteurs du Parc zoologique & botanique de Mulhouse auront plaisir à observer et découvrir, au cours de leur visite, les naissances du cru 2018. Depuis le début de l’année, exceptionnelle en termes de naissances, le Parc comptabilise plus de 250 nouveaux-nés chez plus de 30 espèces différentes, contribuant ainsi à la mission de conservation du Parc. Et ce n’est pas fini : les équipes attendent d’autres naissances !

© M. Foos

Naissance rare chez les zèbres de Grévy (Equus grevyi)
Le 11 juin, Luna, la femelle zèbre de Grévy, a donné naissance à un petit mâle. Le père, Lukas, vient de République Tchèque. Connu aussi sous le nom de zèbre impérial, le zèbre de Grévy est le plus grand des équidés sauvages au monde, mesurant entre 1,45 à 1,60 m au garrot. Il se distingue de ses cousins par sa grande taille, mais également par son ventre et la base de sa queue, dépourvus de rayures. Le zèbre de Grévy est le seul à braire comme un âne alors que les autres zèbres hennissent. Originaire principalement du nord du Kenya et de certaines zones d’Éthiopie, le zèbre de Grévy est l’espèce de zèbres la plus menacée au monde, classée « en danger » sur la liste rouge de l’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature. On estime à environ 2000 le nombre de zèbres de Grévy vivant encore à l’état sauvage. Le zèbre de Grévy fait l’objet d’un programme européen d’élevage auquel participe le Parc zoologique & botanique de Mulhouse.

• Un prénom pour le bébé zèbre ?
Rendez-vous sur la page Facebook du Parc pour choisir le futur prénom du petit. Les internautes ont le choix entre « Imbe », qui est le nom d’un coquillage blanc mis au cou des bébés pour leur porter chance et originaire d’une région où le zèbre de Grévy a disparu, « Itoo », qui signifie ruade ou « Issa », qui est un prénom africain très populaire. Clôture des votes le lundi 30 juillet.

© M. Foos

Chez les nandous de Darwin (Rhea pennata), le père gère !
Quatre petits ont rejoint le groupe des nandous de Darwin, les 19, 21 et 22 avril, et le 8 mai. La plupart ont été couvés et élevés par le père. En effet, après que la femelle a pondu un unique œuf dans un nid fait de branchages au sol, le mâle couve tandis que la femelle éloigne les intrus par des comportements d’intimidation. Le mâle de Mulhouse a même élevé un autre petit nandou né au Parc zoologique de Besançon, et dont le père avait quitté le nid à sa naissance. Les nandous sont originaires d’Amérique du Sud et vivent dans la pampa où ils se déplacent au sol à la vitesse maximale de 65km/h. Cependant, à l’instar des autruches et des casoars, les nandous ne peuvent pas voler. Rappelant beaucoup les autruches, les nandous sont bien plus petits que leurs cousines africaines : tandis que ces dernières peuvent atteindre 3 mètres de hauteur pour les mâles, les plus grands nandous ne font guère plus
de 1,40 mètre.

Les nandous sont une espèce protégée. Leur nombre diminue constamment mais comme ils sont encore présents dans des vastes régions géographiques, ils ne sont pas encore classés en danger par l’UICN. Malgré leur protection légale, ils sont braconnés pour leur viande et leurs plumes. Dans certaines régions, les jeunes sont enlevés pour être domestiqués.

Un petit mâle chez les wallabies des rochers (Petrogale xanthopus)
Le 19 février, la femelle Molly, âgée de 11 ans et née au zoo d’Adélaïde en Australie, a donné naissance à un petit mâle wallaby des rochers. Le père, Archer, est âgé de 5 ans et provient du zoo de Palm Beach aux EtatsUnis. Le petit est toujours au chaud dans la poche de sa maman et partage les tétés avec son aîné né le 29 septembre 2017 et sortie de la poche de sa maman il y a tout juste quelques mois.

Le wallaby des rochers est un petit marsupial de 65 cm maximum de la famille des macropodes, reconnaissable à ses pieds jaunes orangés et à sa queue rayée de noir. Comme son nom l’indique, il se trouve dans les milieux rocheux, arides à semi-arides, où il aime se réfugier dans la fraîcheur de grottes et de failles. Très sociables, ils vivent en petits groupes composés d’un mâle, cinq à six femelles et des jeunes. Ces petits groupes peuvent se rassembler en colonies
allant jusqu’à plus de cent individus. Les wallabies des rochers sont herbivores et se nourrissent principalement d’herbes, de tiges et de feuilles de plantes succulentes

• Le saviez-vous ?
Comme tous les marsupiaux, la gestation chez le wallaby, très courte, à peine un mois, est inachevée au moment de la mise bas. Le petit ne sortira cependant de la poche marsupiale qu’au bout de six mois. Dès la mise bas, la femelle peut à nouveau s’accoupler, ce qui fait qu’elle peut allaiter dans sa poche jusqu’à deux petits en adaptant la composition de son lait en fonction des besoins propres à chaque phase de développement du petit allaité. Ainsi, dans la poche de la maman wallaby, pas de jaloux, chacun sa tétine et chacun son lait !

Au total, chez les wallabies des rochers présents au Parc, quatre petits nés en 2017 ont fait leur premier pas en dehors de la poche de leur maman depuis ce début d’année 2018. L’espèce est désormais protégée car menacée dans son habitat naturel ; elle est classée comme « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN et le Parc zoologique & botanique de Mulhouse gère le programme d’élevage européen de l’espèce.

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Une véritable crèche de flamants !
Au total, depuis ces dernières semaines, plus de vingt flamants roses (Phoenicopterus roseus) ont vu le jour, constituant ainsi une véritable crèche de jeunes individus dans leur enclos. Certains sont encore visibles de près à la Maison de l’éclosion et rejoindront le groupe plus tard.

La couleur du flamant rose est due à la fixation de pigments absorbés avec leurs aliments, en l’occurrence des petits crustacés filtrés dans les eaux saumâtres des bords de la Méditerranée ou des grands lacs africains. Le flamant est un filtreur de micro-organismes aquatiques et possède un bec adapté : la tête plongée dans l’eau basse des lagunes est entièrement renversée et le bec muni d’un filtre retient les petits crustacés alors que l’eau en est rejetée.

La parade nuptiale du flamant a lieu en hiver et la nidification au printemps. Au Parc, les nids, sorte de monticules de terre, sont bien visibles en juin sur le grand étang. Chaque couple a un seul jeune. Les soins parentaux sont très importants et les petits ne sont pas indépendants avant un an : les flamants ne peuvent faire au maximum qu’un petit tous les deux ans.

Au Parc, afin de préserver les œufs des intempéries mais aussi et surtout de la prédation extérieure, les soigneurs prélèvent les œufs juste après la ponte et les remplacent sur le nid par un leurre en bois. Les parents continuent ainsi de couver le faux œuf en bois tandis que le vrai est en couveuse. Peu avant l’éclosion, ils remettent le véritable œuf dans le nid afin que les parents puissent s’occuper du jeune dès l’éclosion.

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Naissances précieuses chez les faisans d’Edwards (Lophura edwardsi)
Un pas de plus en faveur de la conservation des espèces avec ces cinq naissances, deux le 25 avril et trois le 14 mai, chez les faisans d’Edwards, espèce classée « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. Le faisan d’Edwards, endémique des forêts du Viêt-Nam, est menacé par la destruction de son milieu qui se trouve de plus en plus fragmenté. L’espèce est aujourd’hui rarissime dans la nature. Les faisans d’Edwards sont des oiseaux à forte tendance terrestre, au corps large et allongé et au cou relativement court. Du fait de leurs ailes courtes, ils volent rarement et sont plus à l’aise au sol.

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Un petit saïmiri de Bolivie (Saimiri boliviensis)
Le 16 mai, la femelle Flits, âgée de 12 ans et originaire de Karkrade aux Pays-Bas, a donné naissance à un petit. Le père, Xanthos, âgé de 14 ans, est originaire de Stuttgart. Le Saïmiri de Bolivie, ou singe-écureuil, est un petit primate des forêts tropicales humides d’Amérique du Sud. Il n’excède pas les 32 cm et le kilo. Très actif et rapide, il est aussi très social.

Omnivore, le saïmiri de Bolivie se nourrit de fruits et d’insectes, mais aussi de fleurs, feuilles et petits vertébrés. Il partage souvent son territoire avec les capucins. Cette association permet un fourragement plus efficace mais aussi et
surtout une vigilance accrue envers les prédateurs. Cette espèce n’est pas considérée comme menacée, bien que le nombre de saïmiris diminue lentement mais surement, suite à la réduction de leurs forêts.

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Les animations estivales : tout un programme !
L’été au Parc zoologique & botanique de Mulhouse est ponctué par des animations ludiques, culturelles et pédagogiques pour toute la famille.

• 4, 11, 18 et 25 juillet, les ateliers d’été pour les enfants.
Chaque été, le service pédagogique propose des ateliers sur inscription pour les enfants âgés de cinq à douze ans. Ces ateliers de deux heures célèbrent cette année les 150 ans du Parc et mettent à l’honneur ses coulisses et ses animaux : origamis colorés des oiseaux chanteurs d’Asie, ateliers de découverte de l’histoire du Parc et des changements d’animaux et d’enclos ou encore goûters des pandas roux et wallabies à concocter. Programme et réservation des ateliers en ligne sur www.zoo-mulhouse.com

• 21 août, Cinéma sous les étoiles
Autre rendez-vous incontournable de l’été, le traditionnel cinéma en plein air, pour (re)découvrir, sous les étoiles et en compagnie des bruits nocturnes des animaux, le film d’animation tout public « Ernest et Célestine ». Entrée gratuite pour tous.

• 31 août, Nuit de la chauve-souris
Dans le cadre de la nuit internationale de la chauve-souris avec le Gepma (Groupe d’Etude et de protection des mammifères d’Alsace).

• Et tous les jours, les rendez-vous animaliers
Avec une vingtaine de rendez-vous animaliers différents dont dix programmés chaque jour, ces animations mettent en avant les espèces et les actions phares du Parc zoologique & botanique de Mulhouse. Comment fait-on l’enrichissement chez les pandas roux ? Pourquoi les ours polaires ont un entraînement médical ? Comment le parc agit-il dans la nature pour sauver les lémuriens ? Que signifie marcher à l’amble ? Ces rendez-vous animaliers d’une vingtaine de minutes permettent aux visiteurs de mieux comprendre le Parc, son fonctionnement, son quotidien et ses actions, tout cela de manière interactive et ludique grâce à des animateurs dédiés. Echanges, questions et observations rythment ces moments privilégiés qui rendent unique chaque visite du Parc. Programme hebdomadaire à retrouver en ligne sur www.zoo-mulhouse.com

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