Deux kulans rouleront désormais leur bosse… avec les chameaux au Zoo de Mulhouse!

Nouvel enclos mixte depuis mardi au Parc zoologique & botanique de Mulhouse ! Dans le nuit de lundi à mardi, deux kulans ont rejoint les quatre chameaux de Bactriane déjà présents au zoo. Les deux espèces cohabitent désormais dans un enclos entièrement repensé pour une plus grande visibilité de ces animaux peu connus du public.

© Laura Fleurot

Situé à quelques pas de l’entrée du Parc et à proximité immédiate du self, le nouvel enclos mixte de près de 2500 m², qui accueille depuis mardi chameaux de Bactriane (Camelus bactrianus) et kulans (Equus hemionus kulan), permet au visiteur de découvrir deux espèces méconnues du grand public. Chaque espèce dispose d’une loge et d’un pré-parc qui lui est exclusivement dédié ; les deux espèces vivant dans des milieux désertiques, l’enclos ne nécessite que très peu de végétation. Trois mois de travaux ont été nécessaires à l’installation du bâtiment de nuit et à la préparation de
l’enclos.

© Michel Foos
© Michel Foos

Originaires des steppes d’Asie, le chameau de Bactriane est un animal particulièrement bien adapté aux climats arides. Mesurant environ 2 m, il peut peser plus de 700 kg. Le chameau de Bactriane se démarque par sa capacité à ingurgiter plus de 120 litres d’eau en une seule fois.

C’est un phytophage capable de se nourrir de plantes épineuses. Au Parc, le nouvel enclos mixte accueille trois femelles et un mâle : Baika, née en 1999 en Allemagne, arrivée à Mulhouse en 2000 ; Nikki, née en 2013 en Angleterre, arrivée à Mulhouse en mars dernier ; Queenie, née en 2016 également en Angleterre, arrivée en Alsace en même temps que Nikki ; et Oulan, mâle né en 2000 en Allemagne, arrivé à Mulhouse en 2001.

© Michel Foos

Les deux femelles kulans arrivent du Serengeti Park d’Hodenhagen, en Allemagne. Les kulans sont des petits ânes d’Asie, appartenant donc à la famille des équidés. Le kulan possède des pattes courtes et de petits sabots. Cet herbivore vit dans les zones arides et montagneuses. L’espèce fait partie d’un programme d’élevage européen de conservation : elle est en effet classée « en danger » par l’UICN, Union internationale pour la conservation de la nature.

© Laura Fleurot

Des enclos mixtes : pour quoi faire ?
Ces dernières années, les enclos mixtes se sont multipliés au Parc zoologique & botanique de Mulhouse : petite Amazonie, enclos asiatique, enclos australien… Ces enclos mixtes constituent premièrement une réponse à une problématique d’extension :

« La taille de certains de nos enclos demande à être étendue, pour offrir un espace dédié aux animaux plus important. Lorsqu’ils ne peuvent pas s’étendre, ce qui est notre cas, alors bien des parcs réduisent le nombre d’espèces présentes pour offrir à celles qui restent davantage d’espace. Nous faisons le choix, au contraire, de maintenir plusieurs espèces et de les mixer dans de plus grands espaces », explique Brice Lefaux, vétérinaire, directeur du Parc zoologique & botanique de Mulhouse.

Les enclos mixtes présentent d’autres avantages. « Ce qui est important dans chacun de ces enclos, c’est que les animaux viennent de zones géographiques assez proches les unes des autres pour mettre en avant l’importance du milieu, de l’habitat », ajoute le Dr. Lefaux. « Les enclos mixtes ont vocation à permettre aux espèces d’interagir entre elles et de réduire les risques de stéréotypie. La présence d’animaux d’autres espèces constitue un vrai stimulus, un vrai divertissement pour l’animal », conclut Benoît Quintard, vétérinaire, directeur adjoint du Parc zoologique & botanique de Mulhouse.

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