Des anarchistes revendiquent l’incendie au Safari de Peaugres

L’incendie criminel du Safari de Peaugres a été revendiqué par un groupe anarchiste sur internet.

Dans un article publié sur le site Le Laboratoire Anarchiste, ceux qui se revendiquent comme étant les auteurs de l’attaque expliquent comment ils ont procédé:

La semaine passée, nous avons attaqué le zoo/safari de Peaugres, en mettant le feu à ses quatres caisses d’entrée, des petites cabines en préfabriqué recouvertes de panneaux en bois. Nous avons placé sur chacune d’elle deux dispositifs, le premier (une demi plaquette d’allume feu) sous une des fenêtres, en espérant que la chaleur ferait exploser la vitre et permettrait au feu de se répandre à l’intérieur, et le deuxième, (1,5 L d’un mélange d’essence et d’huile et le reste des allumes feu) au pied de la fenêtre, sous les panneaux en bois. Notre idée était de multiplier les endroits de départ de feu, pour que celui-ci se propage plus efficacement. Par ailleurs nous avons aussi vérifié que l’incendie ne pourrait vraisemblablement pas se propager à la forêt proche (séparé de celle çi par de la terre ou du bitume, et absence de vent). Toutes les cabines semblent avoir été détruites, mais nous n’avons pas de confirmation quant à l’efficacité des dispositifs sous les fenêtres.

Ce groupe indique que « les zoos sont des prisons présentés comme des lieux de divertissement, de découverte, d’éducation et même de sensibilisation et de conservation d’une faune prétendument sauvage. »

Le monde sauvage diminue, pas besoin d’aller loin pour le remarquer. Le déboisement, la propagation des pesticides systémiques, la prédation due à la surpopulation de chats domestiques, les collisions avec des structures humaines, la pollution lumineuse, la réduction des terres agricoles, l’agriculture intensive et le changement climatique sont autant de facteurs qui laissent peu de chance de survie aux oiseaux. Les apiculteurs sont inquiets face à la disparition des abeilles. La banquise arctique ne cesse de diminuer et les océans sont pollués par le plastique. Nous sommes tous concernés de ce que nous faisons.

Aujourd’hui beaucoup d’espèces survivent grâce aux ZOOS que ce soit en captivité (ex situ) ou sur le terrain (in situ). Quelques exemples d’actions réalisés par nos parcs français:
• 2017: La fondation Aspinall est à l’initiative d’un ambitieux projet de réintroduction de langurs de Java en Indonésie. Beauval a souhaité s’associer à ce programme et a mis à disposition de la fondation 2 jeunes femelles langurs toutes deux nées au ZooParc de Beauval en 2013. En juin 2017, elles ont été réintroduites dans une forêt protégée en Indonésie.
• 2015: Une panthère de Perse née au Parc des Félins en 2013 avait rejoint le Centre d’élevage et de réhabilitation de la panthère de Perse du Parc national de Sotchi dans le Caucase russe. Une première pour un parc zoologique et une première mondiale.
• Des ibis chauves nés en France repeuplent l’Andalousie.
Plusieurs parcs français ont contribué au succès du programme Eremita, lancé en 2004, qui vise à réintroduire dans son habitat naturel l’ibis chauve, classé « en danger critique d’extinction » par ‘l’IUCN. La colonie réintroduite en Andalousie, à partir notamment d’individus nés dans des zoos français, est désormais viable.
• Juin 2018 : 30 000 aprons du Rhône réintroduits dans la nature grâce au Muséum de Besançon depuis 2008. L’apron du Rhône est petit poisson en danger critique d’extinction.

Même au niveau européen, l’EAZA a lancé le 19 juin dernier les EAZA Ex Situ Programmes. Il s’agit d’un programme d’élevage avec des projets de conservation in-situ pour l’animal quand il en existe. Les 9 premiers EEP nouvelle générations sont: le loup ibérique (Canis lupus signatus), le loup à crinière (Chrysocyon brachyurus), le dhole (Cuon alpinus), le lycaon (Lycaon pictus), l’octocyon (Otocyon megalotis) , le chien des buissons (Speothos venaticus), le fennec (Vulpes zerda), la hyène tachetée (Crocuta crocuta) et la hyène rayée (Hyaena hyaena). C’est 400 programmes EEP qui seront mis en place ou converti de l’ancien système au cours des cinq prochaines années.

Agissez sur le terrain si vous aimez les animaux. Cet un acte impardonnable, criminel. Les parcs zoologiques font un travail extraordinaire de protection in situ. Avec la disparition des espèces et de leur milieu, leur rôle est essentiel, n’en déplaise à certains extrémistes.

Mettre le feu n’apporte pas le bien-être. Si par malheur des animaux auraient été victimes: destructions d’espèces menacées, c’est faire comme les braconniers qui ont tués Vince, le rhinocéros blanc de Thoiry.

Dénoncer les mauvais zoos, pas de soucis. Certains espèces comme le tigre blanc qui n’ont aucun intérêt de conservation mais ces espèces permettent des parrainages, des fonds qui seront utilisés pour la préservation de la nature.

Est-ce que l’homme est capable de vivre avec les animaux? Malheureusement non. Tout est dans le titre de France Soir du 6 août 2018: « plan Ours: difficile conciliation entre préservation de l’espèce et maintien des activités humaines ».

Au Kenya, en à peine un mois, les onze rhinocéros qui ont été déplacés sont morts. L’objectif étant d’atteindre une population de 830 rhinocéros noirs en 2021 contre 745 aujourd’hui. Des réintroductions demandent beaucoup de temps et malheureusement de l’argent.

Qui est une prison?
Est-ce que un zoo est une prison? Peut-on aussi dire que les réserves sont des méga Zoos où les animaux ne peuvent pas sortir? Voici une photo que j’ai prise à Masai Mara au Kenya en août 2017. Un seul guépard entouré de voiture!!

Ces personnes agissent comme des terroristes avec leur propre idéologie qui n’est pas la vérité. Avec les réseaux sociaux, beaucoup de personnes n’ayant jamais mis les pieds dans un zoo devraient se renseigner et faire leur propre opinion. Des groupes en profitent et reçoivent des sommes considérables. Tandis que l’Association du Zoo de Beauval, Beauval Nature, soutient financièrement 45 programmes à travers le monde pour un budget prévisionnel de 900.000€. Voir ici

Un petit fait datant de 2017: Alors qu’ils venaient d’être libérés d’une ferme à fourrure par des activistes de la cause animale, des milliers de visons sont morts, incapables de survivre seuls dans la nature. Est-ce aimer les animaux en faisant ce geste?

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