Une vaste opération interministérielle de contrôle visant à lutter contre les trafics de viande de brousse, à savoir la viande provenant des animaux sauvages d’Afrique, a eu lieu à l’aéroport de Roissy (France) du 17 au 26 mai.
Ces contrôles ont permis de saisir 518 kg de viande dont 126 portant sur des espèces protégées, et 540 kg de poisson. Sur la centaine d'infractions relevées, les plus graves ont abouti à l'arrestation de 9 personnes. Ces résultats illustrent la mobilisation des services de l’Etat contre le trafic de viande de brousse qui comporte un risque sanitaire important, menace la biodiversité et représente une économie parallèle non négligeable.
Les agents de contrôle ont notamment saisi de la viande fraîche de varan, de python, de crocodile, d’éléphant, d’antilope, de porc-épic, de pangolin, de singe, de lièvre, ainsi que du miel de brousse, du bœuf, du mouton, des chenilles, une importante quantité de poisson séché et de la peau de léopard.
Outre les brigades de surveillance de la Direction interrégionale des douanes de Roissy, cette opération de contrôles renforcés qui vient de se dérouler sur la plateforme aéroportuaire de Roissy du 17 mai au 26 mai, en lien étroit avec le Parquet de Bobigny, a impliqué l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l'Environnement et à la Santé Publique, la Gendarmerie des Transports Aériens, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, la Direction générale de l'alimentation (Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires et Service d'inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières).
Des voyageurs rapportent en effet de la viande fraîche, provenant parfois d’espèces protégées, en dépit de la réglementation l’interdisant formellement pour des raisons sanitaires. Certains le font pour leur consommation personnelle, d’autres pour en faire commerce. Dans tous les cas, cette pratique présente un risque sanitaire significatif, les denrées alimentaires n’étant pas transportées dans des conditions garantissant leur bonne conservation et susceptibles d’introduire sur le territoire des maladies graves (virus Ebola, grippe aviaire, fièvre aphteuse). Elle contribue aussi à l’appauvrissement des écosystèmes, une partie significative des viandes saisies étant issues d’espèces protégées par la Convention de Washington. Enfin, revendue en toute illégalité, elle contribue de façon non négligeable à l’économie parallèle.
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