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L’océan à une activité au quotidien
Courants, marées, vagues, l’Océan a une activité
Espace pédagogique : interactivité
Un premier espace totalement interactif va permettre au visiteur de comprendre des phénomènes tels que les vagues, la relation terre/soleil/énergie, l’évolution du littoral, le jeu des marées ou les courants côtiers, etc. Plusieurs écrans tactiles permettent au visiteur de faire évoluer des paramètres selon les indications d’une voix off. Il constate ainsi les interactions de ces manipulations : formation d’une vague plus ou moins grande, évolution de l’érosion du littoral, etc.
Sur un globe interactif, le visiteur découvre l’immensité de l’Océan et son fonctionnement à l’échelle planétaire. Le globe s’anime et, guidé par un conférencier, le visiteur aura des éclairages sur des zones particulières, comme la fonte des glaciers ou l’évolution du Gulf Stream, la tectonique des plaques ou le réseau mondial des courants, etc.
L’océan a des compagnons de jeu
Espace expérience : LE SURF
Le visiteur pénètre dans un grand tube composé de plusieurs bulles-écrans (ou demi-sphères) où dérouleront de superbes vagues filmées aux 4 coins du monde autour de différentes pratiques de surf : Short board et long board à Biarritz, surf tracté à Belhara, body surf en Polynésie, standup paddle et hydrofoil surfing à Hawaï.
L’Océan a des sautes d’humeur
Tempêtes ou vague scélérate…L’Océan peut avoir de fortes sautes d’humeur.
Espace expérience : au cœur de la tempête
Le visiteur embarque sur un navire, accueilli par le commandant de bord qui explique à ses hôtes le fonctionnement de la navigation. Mais les conditions météorologiques changent brutalement et les passagers vont vivre alors une tempête en direct.
Espace pédagogique : interactivité
Un espace ludo-scientifique composé de plusieurs postes totalement interactifs permet, aux petits comme aux plus grands, de comprendre les phénomènes tels que la formation d’un typhon ou d’un cyclone tropical, d’une lame de fond ou d’un tsunami. Il aborde également certains naufrages célèbres, notamment sur la côte basque, le rôle des sauveteurs et la surveillance des océans par satellite, etc.
L’océan a des secrets
Espace pédagogique : Mythes et légendes autour de l’océan
Versions mythiques, versions scientifiques : Dans un espace aménagé de personnages célèbres, Platon ou Christophe Colomb racontent leurs versions de légendes telles que le déluge, l’Atlantide, le triangle des Bermudes et la mer des Sargasses. Le professeur, lui, explique les hypothèses scientifiques.
L’océan, berceau de l’évolution
Des découvertes sont faites presque tous les jours concernant l’évolution du milieu marin. Ici on répondra à de grandes questions comme la naissance de la vie dans l’eau, l’évolution des espèces, leur sélection, leur adaptation environnementale.
Espace pédagogique : la baleine symbole de l’évolution
Le visiteur progresse le long d’un parcours autour d’une sculpture géante de baleine, symbole de cette capacité d’évolution : 6 étapes, 6 époques, 6 écrans. Depuis l’apparition de la première cellule (LUCA), et de la reproduction sexuée, on suit les évolutions majeures et l’adaptation des divers organismes aux milieux terrestres puis aquatiques.
L’Océan a des amis
Energies renouvelables, ressource d’eau douce, ressources minérales, encore une fois l’océan s’annonce comme un partenaire précieux pour l’avenir. Plus que jamais la nécessité qui s'impose à l'homme est de veiller sur la santé de ce partenaire, en veillant à la pollution des eaux littorales.
Espace pédagogique
Avec le soutien de partenaires tels que Suez Environnement, Sabella, ou la Lyonnaise des Eaux, le visiteur découvre le fonctionnement de plusieurs techniques comme une unité de dessalement, une hydrolienne sous-marine, un ramasseur de nodules, une station de suivi des pollutions, etc.
L’océan, lieu de vie
Le maintien de la biodiversité est une composante vitale pour l’humanité. La biodiversité, c’est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s’évalue selon la diversité des écosystèmes et des espèces, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques.
Espace expérience
Se présente au visiteur un choix entre 5 zones, correspondant à la surface d’un océan (l'océan Indien, l'océan Pacifique, l'océan Atlantique et la Méditerranée). Selon un axe vertical (de la surface aux grands fonds) ou horizontal (des eaux froides aux eaux chaudes) il découvre la vie qui s’y trouve.
Auditorium : " Océans " de Jacques Perrin
L’auditorium de la Cité de l’Océan présentera une programmation de films et retransmissions d’images spectaculaires et inédites. Projection d’images en exclusivité, issues des 400 heures de rushs réalisées par la société Galatée lors du tournage du film «Océans» de Jacques Perrin.
4/ Exposition temporaire
" Océan, climat et nous "
Au-delà de l’exposition permanente, la Cité de l’Océan et du Surf de Biarritz propose dés l’été 2011 une exposition temporaire, en partenariat avec Universciences, reprenant les éléments phares de leur dernière exposition « Océans, climat et nous », présentée actuellement à Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris.
Le visiteur navigue dans un flot de dispositifs ludiques et interactifs et prend conscience du lien étroit qui unit climat et océans, un lien bouleversé par les changements climatiques qui modifient de façon irréversible le comportement des océans. Migrations climatiques, montée des eaux, acidification… autant d’impacts qui pèseront sur nos modes de vie.
Comment l’Océan régule-t-il le climat ? Quelles sont les incidences du gaz à effet de serre sur les océans, sur la température terrestre ? Quel est l’impact de la différence de température sur les courants marins profonds ?
L’exposition tend à expliquer au travers de manipulation, les fondamentaux scientifiques par des dispositifs privilégiant l’interactivité et la manipulation en donnant au visiteur les outils et données scientifiques suffisants pour comprendre la complexité des phénomènes, l’état de la recherche et l’impact socio-économique de la modification de l’océan.
La naissance des océans
L’eau des océans est d’origine extraterrestre
" Il était une fois, il y a 4,5 milliards d'années… ". L’histoire de l’origine de l’eau des océans est racontée selon un scénario en 5 étapes, par un film en 3D, projeté sur écran, via un satellite.
L’océan à un corps
Comme un être vivant, l’Océan a un squelette, une morphologie
Espace pédagogique : La base sous-marine
Le visiteur pénètre dans une base sous-marine pour explorer les grands fonds. Cet espace interactif permet d’activer des écrans plasma ou tactiles, de piloter l’exploration des Abysses comme de faire défiler des images 3D et découvrir ainsi les phénomènes géologiques comme la faune des grands fonds, la composition de l’eau de mer ou l’évolution des éléments selon la profondeur, la température, la pression, la salinité, la lumière...
Espace expérience : le bathyscaphe
C’est à bord d’un bathyscaphe que le visiteur embarque, pour une expédition vers les fonds du Gouf de Capbreton. Muni de lunettes polarisées, il va vivre une aventure inattendue tout au long de cette descente dans les profondeurs abyssales.
3/ L’exposition permanente
Suivez le guide… La Cité de l’Océan met en scène un sympathique professeur aussi éclairé que passionné qui entraîne le public dans une visite ludo-didactique.
Architecture
Steven Holl, architecte de renommée mondiale - en collaboration avec Solange Fabião - a conçu la Cité de l’Océan et du Surf de Biarritz comme une grande vague qui déroule. Un parti pris architectural très original, réalisé sur le principe de transparence, associant le paysage environnant à un espace muséal fonctionnel. Le bâtiment est aux ¾ en sous-sol et réalisé à l’équilibre thermique.
A l’extérieur, le toit du bâtiment constitue une grande place publique incurvée. Avec ses pavés végétalisés, deux cubes transparents répondent, en écho, aux deux rochers d’Ilbarritz. Bordé d’une terrasse panoramique, le plus grand des deux abrite un restaurant à l’étage, avec vue sur mer.
A l’intérieur, le bâtiment est composé :
- D’une vaste salle de 2000m² sans cloisonnement et des hauteurs de 6 à 13m, destinée aux expositions permanentes
- D’une annexe en sous-sol de 600m² pour les expositions temporaires
- D’un auditorium de 120 places
- D’espaces et salles d’accueil dédiés aux étudiants et scolaires
- D’un restaurant avec terrasse panoramique, d’un café
- Une boutique
Un bâtiment intégré dans son environnement
La Cité de l’Océan est localisée au sud de Biarritz, aux abords des plages d’Ilbarritz et de la Milady, entre l’océan et la route CD911, à 3600m du littoral. Un espace paysager , allant du rond-point récemment réalisé sur la CD9141 jusqu’à la mer, est aménagé pour devenir un lieu de promenade et d’animations.
Scénographie
L’océan, un être vivant
Marées, courants, température de l’eau, interaction avec l’atmosphère, production de matières organiques, l’océan n’est pas qu’une gigantesque masse d’eau salée. L’océan est un milieu de vie qui, comme un être vivant, a une origine, une activité quotidienne, des compagnons de jeu, des sautes d’humeur, des cycles, des secrets et des fragilités...
Pour chacun des thèmes abordés, la scénographie propose :
- un espace de connaissances, pédagogique,
- suivi d’un espace ludique, faisant appel à l’expérience, au vécu.
Le parcours-découverte présente des informations scientifiques et historiques sur l’Océan en général, mais aussi sur l’Océan lié à Biarritz et à la côte atlantique (vagues, surf, Gouf de Capbreton, l’érosion des falaises, le Gulf Stream, etc.).
Le principe
L’immersion et l’interactivité sont les principales caractéristiques de l’exposition.
Le parti pris de l’exposition, à la fois poétique et fonctionnel, est de rendre le visiteur acteur des expériences qui lui sont proposées. « Il ne s’agit pas d’un musée. La Cité de l’Océan et du Surf est un lieu de vie avec des expériences dans lesquelles le visiteur va s’immerger, tout en recevant en permanence des informations » Philippe Vidal, commissaire d’exposition.
L’objectif est de faire voyager le visiteur en s’appuyant sur les toutes dernières technologies : réalité augmentée, écrans tactiles, films en 3D, tables multi-touch, images de synthèse HD en relief, etc.
« Toute la panoplie des techniques qui existent actuellement nous a permis de réaliser des choses très innovantes » Yves Ollier, scénographe
Ainsi le visiteur vivra des expériences inédites et surprenantes au cœur des océans, comme descendre au fond du Gouf de Capbreton, observer les fonds marins depuis une base sous-marine, se faire surprendre par une tempête ou vivre le souffle de la vague.
2/ La Cité de l'Océan et du Surf
Un nouvel espace muséal totalement interactif, conçu pour mieux faire connaître l’Océan
Un concept unique
Mieux connaître l’océan, pour mieux le respecter
Biarritz est naturellement et culturellement liée à l’Océan : les marées et les déferlantes rythment le quotidien des Biarrots et l’océan a forgé l’identité même de la ville, modelé le style de vie de ses habitants et leurs activités. Si la ville tire de l’océan ses principales ressources, elle est, de fait, concernée par son devenir. Il est donc essentiel que la population locale comme les visiteurs qui profitent du littoral et de l’océan, prennent en compte les contraintes et responsabilités que cela génère. Or, si la perception de la vulnérabilité de l'océan semble évoluer, si l’importance du rôle des océans dans le domaine économique ou écologique semble toucher l’opinion, cette prise de conscience reste abstraite.
On constate que malgré la longueur des côtes françaises, malgré de fortes habitudes de vacances et la croissance de l’activité nautique, les Français ont une mauvaise connaissance du milieu océanographique. Si la France est géographiquement un pays maritime, elle ne l’est pas culturellement. L’une des réponses est sans doute la diffusion de l’information mais surtout l’accès à la connaissance. C’est la vocation de la Cité de l’Océan : conduire à plus de respect grâce à une meilleure connaissance de l’océan. Elle répond à des questions essentielles qui permettent de mieux comprendre l’océan : Comment fonctionne-t-il ? Quels sont ses rythmes, son activité, ses humeurs, ses mystères, ses fragilités ?
Un voyage interactif au cœur de l’Océan
Innovant dans sa conception architecturale et dans son contenu, la Cité de l’Océan et du Surf est conçue comme un parcours-découverte de l’océan, totalement interactif. Il donne la vision d’un océan vivant, et présente des informations scientifiques et historiques, sur l’océan en général, mais aussi sur l’océan lié à Biarritz et à la côte atlantique. Pour élaborer son contenu, un comité scientifique a réfléchi sur les axes, le commissaire d’exposition les a traduits et le scénographe les a illustrés
Entretien
Un Aquarium nouvelle génération
Françoise Pautrizel, océanographe Directrice Générale Biarritz Océan
Comment avez-vous procédé pour peupler les nouveaux aquariums ?
Pour le peuplement des aquariums existants, les poissons proviennent de la pêche locale ou d’échanges avec les aquariums. Pour les nouveaux aquariums, le principe est de minimiser les apports d’espèces sauvages. Nous avons donc fait le choix de nous procurer des animaux d’élevage ou d’espèces issues d’une pêche raisonnée. Ainsi pour le peuplement des grandes espèces, nous travaillons avec une société spécialisée dont les installations de quarantaine nous permettant de réaliser des acclimatations de qualité avant de les conditionner pour le transport. Nous échangeons également avec le Marineland d’Antibes qui obtient depuis quelques années des naissances de requins gris. Pour le peuplement en coraux, la plupart provient du Honduras, de l’aquarium de Guadeloupe ou de dons de plusieurs aquariums français et étrangers (Océanopolis, La Rochelle, Cap d’Agde, Marineland, Rotterdam ZOO). Pour les tortues le Musée de la Mer a, depuis de nombreuses années, l’expérience et les installations nécessaires pour les maintenir dans de bonnes conditions.
Pour peupler ses aquariums, le Musée de la Mer de Biarritz s’oriente vers l'exploitation raisonnée de jeunes poissons plutôt que de poissons adultes. Expliquez-nous …
Il s’agit de la démarche CRISP, une initiative française pour la protection des récifs coralliens. C’est une alternative intéressante qui démontre que 90% des larves et juvéniles ne survivent pas dans le milieu naturel. Il vaut donc mieux prélever dans le stock de post-larves que dans celui des 10% d’adultes survivants. Pour des millions d’habitants des zones subtropicales, les récifs coralliens sont une source essentielle de leur alimentation. Au cours des dernières décennies, les récifs ont été très abîmés et 25% ont été détruits. Les études scientifiques menées sur la dynamique des écosystèmes coralliens ont permis d’apporter des solutions pour une exploitation raisonnée des ressources récifales. CRISP a pour but de développer une vision pour l’avenir de ces milieux uniques et des peuples qui en dépendent. Elle vise à mettre en place des stratégies et des projets afin de préserver leur biodiversité et développer dans le futur les services économiques et environnementaux qu’ils apportent tant au niveau local que global.
En quoi les méthodes utilisées dans le nouvel Aquarium du Musée de la Mer sont-elles durables ?
Dans un premier temps, nous avons réalisé des travaux sur l’élevage larvaire d’espèces de poissons des zones tempérées (l’hippocampe, le sar, le bar moucheté, etc.), puis de reproduction sur quelques autres espèces. C’est dans ce cadre que le Musée de la Mer a choisi un type de production qui permet d’offrir aux larves de poissons un large choix de proies vivantes en termes de taille, quantité et qualité et certaines de ces techniques sont appliquées aux espèces tropicales. Ainsi sur chaque aquarium, il est prévu de récolter les œufs pélagiques issus des reproductions en aquariums. Ces pontes seront dirigées en partie vers les futures installations d’élevage larvaire. Le Musée de la Mer collabore étroitement avec le CRISP depuis 2005, afin d’organiser l’importation de post-larves qui sont élevées dans nos installations en vue du renouvellement des espèces de nos aquariums. Enfin, le Musée de la Mer fait partie du réseau national d’échouages des mammifères marins. A ce titre, il est sollicité pour accueillir les phoques ou les tortues qui s’échouent sur les côtes basque et landaise. Il réalise des soins de base afin que les animaux soient aptes à être transportés dans de bonnes conditions vers les centres de soins de la façade atlantique (phoques > Océanopolis, tortues > Aquarium de La Rochelle).
Le bassin des squales
Une exclusivité nationale
Sur les six requins gris (mâles et femelles), trois proviennent du Marineland d'Antibes où ils sont nés. Ils cohabiteront avec trois sujets sauvages, afin de couper le sang et d'assurer ainsi une descendance en bonne santé. Dans ce grand aquarium de 1 500 m³ (le plus grand de France, avec Paris), le Musée de la Mer a pris le pari d'acclimater 4 requins-marteaux halicornes (Sphyrna lewini) capturés dans la zone indopacifique bien que présents dans tous les océans de la planète. C’est une espèce très rare en captivité, qui peut atteindre jusqu’à 3,.6 m à l’âge adulte. Sans nul doute une des grandes attractions du Musée de la Mer qui sera le seul aquarium en France à présenter cette espèce.
Océan Pacifique et Indonésie
7 aquariums et plus de 320 espèces (près de 1000 individus).
Après la Nouvelle-Calédonie et les magnifiques coraux des îles Wallis et Futuna, le visiteur arrive sur un espace aménagé de grands bassins (300 m³ et 1 500m³).
Dans une eau d’un bleu profond, évoluent plusieurs espèces de requins, de raies et un banc de barracudas et de mérous.
Le périple se termine en Indonésie : poissons clowns, anémones multicolores, murènes peuplent les aquariums qui illustrent la fin du voyage.
Le Golfe de Gascogne
Plus de 20 aquariums avec 150 espèces (faune et flore)
Le visiteur démarre son voyage à travers les océans par le Golfe de Gascogne, en lieu et place du musée actuel, puis découvre ensuite les agrandissements du musée avec une première escale en Atlantique Nord : un banc de jeunes caranges nage dans un courant violent comme en situation réelle le long des côtes des Açores.
Les Caraïbes
12 aquariums avec près de 65 espèces (plus de 300 spécimens).
Une douzaine d’aquariums de tailles variées permet d’observer des poissons tels que le singulier antennaire. Un bassin de 11 mètres de long accueille plus de 220 poissons qui évoluent au milieu des racines de palétuviers.
Le Musée est agrandi tout en conservant son identité architecturale
L’extension du musée a été confiée au cabinet Air Architects pour la construction et à la société «Coutant Aquariums», premier concepteur réalisateur d’aquariums publics (La Rochelle, Monte Carlo, etc.), pour la réalisation des bassins et de la scénographie.
- Le Musée double sa superficie avec 3 500m² supplémentaires. L’extension s’est faite dans les sous-sols, sous l’ancien parking de l’Atalaye, entre les bunkers allemands et seuls les bâtiments d’accès sont visibles. Ce projet permet l’intégration de nouvelles surfaces dans un parcours cohérent et fluide, l’utilisation rationnelle de l’ensemble des surfaces des différents bâtiments, l’allongement du temps de visite et l’insertion de bassins géants.
- En complément des 25 aquariums existants dont le fameux bassin des phoques, de nouveaux équipements sont réalisés (25 aquariums supplémentaires), dont 2 grands bassins (500m³ et 1 800m³), un lagon caraïbe de 120m³ et 11m de long, une exposition tropicale avec 12 bassins, 4 aquariums pour la faune Atlantique nord, une nouvelle boutique, un bassin tactile, un atelier pédagogique et multimédia pour les groupes scolaires et bien sûr des zones techniques (filtration, salles de quarantaine, traitement des eaux, etc.).
- Le Plateau de l’Atalaye fait également l’objet d’une requalification complète suite à la destruction des anciens bâtiments du CERS et du parking. Le projet, réalisé par Patrick Arotcharen, intègre l’insertion paysagère de la boutique et de la sortie de l’extension du Musée de la Mer. Cet aménagement offrira au promeneur une superbe vue panoramique en ouvrant complètement la perspective sur la mer, depuis la Grande Plage jusqu’au Rocher de la Vierge et au Port Vieux.
La scénographie
En remontant le Gulf Stream
La spécificité du Musée de la Mer était jusqu’ici le Golfe de Gascogne : la faune et la flore du Golfe, le fameux bassin des phoques, et une grande exposition muséale sur les techniques de pêche, les cétacés du Golfe de Gascogne et autres spécificités locales, etc.
Cette fois-ci, le Musée de la Mer propose un voyage en remontant le Gulf Stream. La côte basque étant sous l’influence du Gulf Stream, il devient le fil conducteur de la nouvelle exposition. Ainsi celle-ci démarre dans les eaux de l’Atlantique, propose un détour par les Caraïbes et achève son périple dans les eaux chaudes de la zone indopacifique.
1/ Le Musée de la Mer, l’Aquarium de Biarritz
Depuis plus d’un demi-siècle, le Musée de le Mer propose une visite de la faune et de la flore du Golfe de Gascogne. Aujourd’hui, il double sa superficie.
Historique
Témoin des débuts de l’océanographie
Le Marquis de Folin, océanographe précurseur, affirme dès 1883, la nécessité de créer un Musée de la Mer à Biarritz. André Giret, administrateur de l’Inscription Maritime de Bayonne, propose, en 1923 de l’installer dans les anciens magasins de la ville, face au Rocher de la Vierge.
Le concours d’architecture n’est lancé qu’en 1930. Le projet d’Hiriart, Lafaye et Lacoureyre est retenu.
Dès ce moment, les travaux vont bon train et l’établissement ouvre au public le 10 août 1933. L’inauguration officielle a lieu, en grande pompe, le 7 juillet 1935.
Résolument moderne, le bâtiment, de style Art-déco, est caractéristique des constructions réalisées à l’époque à Biarritz. Armes de Biarritz sculptées par Biberstein, mosaïques bleues et dorées de Lizier au sol, fresques murales de Sauve, décors et fontaine signés du Céramiste Cazaux…
Dès les premières années, la fréquentation annuelle est de 50 000 visiteurs et le cap des 100 000 est dépassé en 1949. Après la guerre, le CERS (Centre d’Etudes et de Recherches Scientifiques) est créé dans un bâtiment jouxtant le musée.
Le musée se transforme progressivement : galeries réaménagées, nouvelles salles, bassin extérieur pour les phoques, vivarium…
En 1991, le bâtiment trop vétuste ferme pour travaux pour réouvrir en 1992 : aquariums et bassin des phoques sont modernisés et une grotte aux squales est créée.
Cette rénovation augmente le succès de l’établissement qui reçoit près de 250 000 visiteurs par an à partir de cette date.
Le chantier
Extension et modernisation :
Depuis un demi-siècle le Musée de la Mer propose une exposition sur le Golfe de Gascogne et constitue un élément fort de l’animation de la Ville. Aujourd’hui il évolue, pour répondre à l’attente du public et renforcer ainsi sa mission pédagogique.
La Ville de Biarritz a ouvert deux sites à vocation culturelle, totalement dédiés à l'océan : l'Aquarium du Musée de la Mer, consacré au spectacle du vivant et la Cité de l'Océan et du Surf, dédiée à la connaissance de l'océan.
« Biarritz Océan » est un concept inédit, qui a pour ambition de faire découvrir la réalité et la complexité de l'océan, de sensibiliser le public à la nécessité de le protéger durablement, de positionner Biarritz dans ce combat pour l'avenir. Il repose sur deux équipements complémentaires :
- L'un des plus grands Aquariums de France pour la découverte de la faune sous-marine.
Au cœur de Biarritz, le Musée de la Mer, fleuron du style Art Déco, double sa surface d'exposition pour une invitation au voyage le long du Gulf Stream, depuis le Golfe de Gascogne jusqu'à l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes. Le visiteur découvre plus de 50 aquariums dont le bassin des phoques, un lagon caraïbe de 11 mètres, et des bassins géants où évolueront, entre autres, plusieurs espèces de requins, raies et barracudas.
- Un concept unique pour une expérience inédite au cœur de l'océan.
Au sud de la ville, la Cité de l'Océan et du Surf est un site pédagogique, scientifique et ludique, dédié à la connaissance de l'océan, en liaison directe avec l'histoire et la culture propres à Biarritz. Innovant dans sa conception architecturale comme dans son contenu, le parcours-découverte donne la vision d'un océan vivant, que l'homme doit respecter : Comment fonctionne-t-il ? Quelles sont ses humeurs, ses fragilités, etc. Interactive, la visite s'appuie sur les dernières technologies pour faire vivre au visiteur des expériences inédites au cœur des océans.
La gestion commune de ces deux structures permettra l'émergence d'un grand centre de ressources dédié à l'océan qui jouera un rôle moteur pour la ville, sur les plans touristique, économique, scientifique, environnemental et identitaire.