Vétérinaire de Zoo

Les vétérinaires de zoo figurent par les plus généralistes de tous les vétérinaires. Un vétérinaire a de multiple facettes et n’est pas limitée à la seule activité strictement médicale. Il est amené à pratiquer la médecine vétérinaire (chirurgie, médecine interne, anesthésie, pathologie, médecine préventive, radiologie, etc.) auprès d’un vaste éventail d’animaux. Même si chaque zoo diffère dans la composition de sa collection d’animaux, la plupart des vétérinaires de zoo travaillent auprès de presque toutes les espèces imaginables.

Le vétérinaire de zoo est à la fois clinicien, pathologiste, nutritionniste, éleveur, épidémiologiste, éthologiste, chercheur, architecte, transporteur, acteur de la conservation des animaux et des biotopes, gestionnaire de collections animales, voire coordinateur de programmes internationaux d’élevage.

Tous les zoos n’ont pas forcément un vétérinaire dans le parc: dans ce cas, les responsables de parc font appel à un vétérinaire travaillant à proximité en cas de besoin. Les zoos qui n’ont pas de vétérinaire salarié, consultent pour certains cas délicats des vétérinaires exerçant sur les espèces de parcs zoologiques. Ils ne sont pas beaucoup mais ils bougent beaucoup.

Il n’y a pas d’assistant vétérinaire, faute de réel travail de soins à leur confier. Il n’y a pas suffisamment de soins vétérinaires pour avoir besoin d’un poste assistant, c’est le responsable animalier qui joue le rôle d’assistant vétérinaire.

© Florence Ollivet-Courtois
© Florence Ollivet-Courtois

Le vétérinaire de parc zoologique a différentes tâches :

Le travail sur le terrain
Le vétérinaire surveille l’état de santé des animaux en étroite collaboration avec l’équipe de soigneurs animaliers. Il réalise un travail préventif (vacciner les animaux ou leur donner du vermifuge), un travail curatif (soin des blessures, maladies) et réalise les autopsies. Lors d’un transfert d’un animal, souvent un examen général préalable, assorti de tests sanitaires exigés par la législation et l’établissement receveur est nécessaire.

Le travail en bureau
Le vétérinaire collecte des données sur les nouvelles espèces (taille de l’enclos, nourriture, données vétérinaires), contrôle les rations distribuées ou met en place des régimes alimentaires adaptés. Pour certaines espèces, les besoins alimentaires précis sont encore mal connus. Le vétérinaire collecte des données vétérinaires comme la réaction aux anesthésiants. Le vétérinaire fera la demande des papiers nécessaires aux transferts d’animaux de zoo à zoo envers les autorités. Le vétérinaire encadre le personnel zoologique et fera de la prévention sur les Zoonoses.

La maîtrise de la reproduction
Le vétérinaire est aussi éleveur. La reproduction naturelle n’est pas acquise chez certaines espèces qui représentent de véritables défis. Il faut travailler sur la constitution de couples compatibles et sur leur environnement. Pour certains cas, le transfert embryonnaire ou l’insémination artificielle sera nécessaire. La maîtrise de l’insémination artificielle en semence congelée est indispensable dès que l’on cherche à préserver un capital génétique menacé. Le vétérinaire réalise également des échographies, fait un suivi hormonal, pratique aussi la stérilisation chirurgicale ou hormonale et fera un suivi des nouveaux-nés.

Le vétérinaire est aussi un éthologiste
Les conditions d’hébergement sous-optimales retentissent sur certaines espèces qui montrent des difficultés à se reproduire, des pathologies liées au manque d’exercice et des stéréotypies. La politique est bien souvent de repenser les aménagements et de provoquer des activités notamment de recherche de nourriture et de jeu. C’est ce qu’on appelle l’enrichissement environnemental.

L’encadrement scientifique
Le vétérinaire réalise des publications qui pourront être utiles à d’autres confrères. Les recherches menées sur les pathologies (traitements, diagnostic…), l’épidémiologie, la nutrition, l’anesthésiologie peuvent faire l’objet de thèses de doctorat.

La conservation
Le vétérinaire fait un suivi des programmes d’élevages, programmes ex-situ de gestion d’espèces menacées, de maximiser la diversité génétique, d’éviter la consanguinité, d’égaliser la contribution génétique des fondateurs et d’obtenir une stabilité démographique. Le vétérinaire est souvent sollicité comme conseiller dans le cadre des programmes d’élevage. Le vétérinaire peut partir en mission à l’étranger sur la conservation des espèces in situ.