La formation soigneur animalier à l’honneur sur TF1 dans Grands Reportages

Nourrir les dauphins, caresser le bébé lion, peser les koalas… Le métier de soigneur animalier séduit de plus en plus, mais il n’existe que 4 écoles en France et les places y sont rares. Parmi eux, le Centre Vendôme, dans le Loir-et-Cher. Pendant un an les caméras de Grands Reportages y ont suivi l’apprentissage de la promotion 2016. Les 16 élèves de la classe ont entre 19 et 25 ans, et possèdent chacun une expérience en parc animalier. Ils ont été triés sur le volet parmi plus de 200 candidats. Durant huit mois dont la moitié en stages, ils vont apprendre à s’occuper d’animaux en captivité. Nous allons suivre leurs premiers pas, les voir surmonter leurs peurs et découvrir la réalité d’un métier parfois plus difficile et éprouvant qu’il n’y paraît.

Grands reportages - La passion des animaux © DR
Grands reportages – La passion des animaux © DR

À Vendôme, il y a bien sûr des cours théoriques, mais une bonne partie de l’apprentissage a lieu sur le terrain. Contenir un mouflon, nourrir des félins, ou bien encore fabriquer des guirlandes de nourriture pour les loutres ou distraire les animaux… Une autre mission importante du soigneur que les élèves de Vendôme devront maîtriser pour renforcer leurs liens avec les animaux et leur apprendre à coopérer. Un pur moment de partage.

Malgré son jeune âge (22 ans), Tom Colin est l’un des élèves les plus expérimentés de la promotion, avec pas moins de dix stages à son actif dans différents parcs de France. « Ma passion des animaux elle me vient de très loin, de mon enfance. Ma maison était juste à côté d’une forêt et dès que j’avais un petit peu de temps libre je partais faire des cabanes avec des amis. On observait les animaux, les oiseaux, les reptiles. » Tom effectue son stage au Zoo d’Amnéville au contact des otaries. Un secteur particulier : ici, le métier de soigneur s’apparente plus à du dressage. Les otaries y sont considérées comme des athlètes de haut niveau : elles participent à des spectacles chaque semaine, et sont entraînées tous les jours. « C’est vraiment intéressant parce que ce sont des animaux avec lesquels on peut avoir beaucoup d’interactions… ce n’est pas le but du métier de soigneur parce que cela reste des animaux sauvages, mais si l’on peut avoir des interactions avec nos animaux, c’est toujours plus plaisant !»

A 25 ans, Twiggy Sailly est la plus âgée de la promotion. Après des études de sport, rien ne la destinait au métier de soigneur. Cette jeune femme originaire de Haute Savoie a pourtant toujours défendu les animaux mais elle s’est longtemps interdit ce rêve, qu’elle croyait inaccessible. Aujourd’hui elle repart de zéro. Elle a plaqué son travail dans une salle de fitness pour faire le grand saut. « Quand tu te lèves tous les matins et que tu te dis ‘bon ça va durer encore combien d’années comme ça ?!’ J’avais juste envie de faire vraiment le métier de mes rêves : travailler avec les animaux, les gâter, les chouchouter et rendre leur captivité la plus agréable possible. » Twiggy a obtenu une place dans le secteur le plus prisé du zoo de Beauval, celui des pandas et des koalas. « J’ai la chance d’avoir pu choisir ce secteur là parce qu’on a des espèces qu’on ne trouve pas partout en France. C’est assez exceptionnel. J’avais vraiment envie de pouvoir enrichir mon CV, d’avoir une expérience différente avec des espèces peu communes. »

Plutôt discrète lors des premiers temps de la formation, Laetitia Dutaud va se révéler sur le terrain être une soigneuse enthousiaste et passionnée : « C’est à partir de la 6ème que j’ai commencé à parler du métier de soigneur animalier. Et 10 ans plus tard j’y suis, j’y suis enfin. » Depuis son enfance, elle est fascinée par les fauves, mais elle n’avait jamais pu les côtoyer. En stage au parc de Beauval au secteur des félins, cette jeune Vendéenne de 22 ans va pouvoir réaliser son rêve, et même aller de surprise en surprise. « Je me sens très chanceuse. Je pense que je vais faire des jaloux !» Mais elle devra aussi faire ses preuves, dans un secteur considéré comme dangereux et exclusivement masculin.

En suivant la promotion 2016 des soigneurs animaliers de Vendôme, nous allons découvrir un petit monde de passionnés. Du propre aveu d’Anthony le formateur, la promo de cette année est « de très haut niveau »…mais le succès à l’examen est loin d’être évident.

Sur TF1 le dimanche 11 septembre 2016 à 13h30 dans l’émission « Grands reportages – La passion des animaux »

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