Un petit koudou est né au Zoo de Bâle

Leopold, le mâle koudou importé d’Amérique pour ajouter un peu de sang neuf au troupeau du Zoo de Bâle, est devenu papa pour la première fois. Sa fille Onana tète encore sa mère, mais elle grignote déjà un peu de nourriture solide.

© Zoo de Bâle

Onana, fille de Jina (4 ans) et de Leopold (3 ans) est née dans la nuit du 22 mars dans le pavillon des antilopes. Pesant près de cinq kilos à la naissance, elle se révéla très vite particulièrement active et bondissante. Comme tous les jeunes petits koudous, Onana à de grands yeux marron et de gigantesques oreilles. Elle est actuellement visible dans les écuries. Onana doit encore apprendre à suivre sa mère avant de pouvoir découvrir l’enclos extérieur. La météo froide et humide des derniers temps ne lui a pas permis de s’aventurer à l’extérieur avec le groupe.

Rares étaient les occasions de voir Onana dans les jours suivant sa naissance. Chez les petits koudous, les femelles s’isolent dans des endroits protégés pour mettre bas et ne reviennent ensuite vers leurs petits que toutes les deux heures environ pour les nourrir et les toiletter. Mi-avril, le soigneur constatait la fin proche de cette période d’isolement. À l’état sauvage, c’est aussi la période où le jeune a gagné suffisamment de forces pour suivre sa mère et rejoindre le troupeau.

Onana retrouvera un camarade de jeu dans le petit troupeau du zoo. En effet, le Zoo de Bâle a également eu la joie d’accueillir un petit koudou en octobre de l’année passée: arrivée pleine au Zoo de Bâle au cours de l’été 2016, la mère de Namib offrit au zoo sa première naissance d’un petit koudou après quatre longues années. Aujourd’hui âgé de six mois, Namib a récemment pu faire la connaissance de ses congénères: il évolue dans l’enclos des girafes avec Leopold et sa mère Conny.

Rares dans les zoos et dans la nature
Dans les zoos, l’élevage de petits koudous est organisé dans le cadre d’un programme d’élevage ESB (Studbook européen). Grâce à ses «nouveaux» gènes, Onana est un animal particulièrement précieux pour ce programme d’élevage. Son père Leopold était arrivé d’Amérique en 2015 avec deux autres mâles. L’objectif était de relancer l’élevage de ces gracieuses antilopes avec un peu de «sang neuf» et quelques femelles européennes plus jeunes. Dans la mesure où tous les animaux ne descendent que de 24 géniteurs, cette importation était d’une importance capitale pour le programme d’élevage. Des trois mâles américains, seul le jeune Leopold resta à Bâle. Il est désormais un mâle impressionnant, doté de magnifiques et longues cornes, qui sait visiblement s’attirer les faveurs des femelles.

Une autre naissance est attendue
Les petits koudous sont devenus rares en Afrique de l’Est, leur région d’origine, où ils doivent faire face au braconnage, à la chasse et la perte de leur habitat. Leur population a été estimée à moins de 120 000 individus par l’union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), et la tendance reste à la baisse. Les petits koudous sont rares dans les zoos européens (13 zoos accueillent 73 individus) et leur descendance est faible. Grâce à ces nouveaux animaux et aux nouvelles connaissances acquises sur le soin à apporter aux jeunes, l’élevage a repris au Zoo de Bâle depuis quelques années. Le Zoo de Bâle élève des petits koudous depuis 1956 et gère le programme ESB.

Beaux et craintifs
Les petits koudous vivent en petits groupes de femelles. Le mâle défend constamment son territoire et s’accouple dès qu’il en a la possibilité. Au zoo, les petits koudous sont des hôtes délicats et craintifs. Un trait de caractère que les visiteurs du zoo doivent eux aussi prendre en considération en se comportant le plus calmement possible dans le pavillon des antilopes. À l’état sauvage, ces gracieuses antilopes vivent dans la savane africaine dont les buissons leur offrent protection. C’est la raison pour laquelle de nombreux refuges ont été aménagés dans l’enclos entourant le pavillon des antilopes. Six petits koudous vivent actuellement au Zoo de Bâle: le mâle Leopold, trois femelles et les deux jeunes, Onana et Namib.

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