Nouveau au Parc Zoologique de Paris, découvrez le parcours biodiversité!

Marcher pieds-nus sur des sols identiques à ceux qui tapissent les enclos des animaux, chausser des lunettes pour voir comme un carnivore, manipuler le bec d’un calao-trompette… Ces expériences insolites font désormais partie du circuit de visite du Parc Zoologique de Paris.

Trois ans après son ouverture, le Parc Zoologique de Paris s’enrichit d’une nouvelle offre pérenne, attractive par la diversité des propositions : 12 dispositifs dont un parcours pieds-nus dans la grande Clairière qui s’inscrivent dans l’identité du Parc, tant en termes d’esthétique que de contenu.

©FG Grandin MNHN

12 expériences insolites pour une découverte sensorielle, récréative et conviviale

11 dispositifs le long du parcours de visite
11 dispostifs* simples et ludiques ont été installés le long des allées publiques ou des points de vision, ils sont présentés sur des supports rocheux. Des moulages en résine de mains de primates, de pattes de différentes espèces… et des petites mises en scènes animées mécaniquement permettent de toucher, d’observer au plus près des détails de l’anatomie des animaux, d’appréhender le délicat équilibre des écosystèmes et ainsi d’affûter son regard pour devenir un visiteur en éveil, curieux et attentif. (* La scénographie a été confiée à l’agence DU & MA.)

Un parcours sénarisé, en libre approche
Répartis le long du circuit de visite et présents dans toutes les biozones, les dispositifs peuvent s’expérimenter dans la continuité d’un scénario qui débute par une introduction à la diversité et conduit le visiteur jusqu’à la volière des capucins et des singes laineux pour toucher des mains de primates. Toutefois, chaque dispositif fonctionne de manière indépendante, le respect du sens de visite du parc (de la Patagonie à la Guyane-Madagascar) n’est pas une contrainte pour la compréhension globale.

Des questions simples
Les dispositifs ont été conçus à partir d’interrogations simples, pouvant être partagées par tous les visiteurs et en lien avec leur expérience de visite : les nandous de Patagonie ressemblent à s’y méprendre aux autruches du Sahel-Soudan, pourtant ce n’est pas la même espèce. Qu’est ce qui les différencie ? Les oiseaux vus dans la grande volière ou la serre ont des becs différents, est-ce juste un caprice de la nature ? Par l’observation et la manipulation les questions sont immédiatement compréhensibles. À chacun selon ses connaissances d’interpréter (ou non) son expérience et, selon sa curiosité, de poursuivre l’exploration, de nourrir d’autres questions.

Des dispositifs robustes
Des silhouettes d’animaux en tôle d’aluminium, des moulages de mains ou de pattes en résine… les matériaux choisis et les mécanismes à l’œuvre (manivelles, instruments d’observation) sont prévus pour résister aux manipulations et aux intempéries.

1. INTRODUCTION À LA DIVERSITÉ: Des empreintes d’animaux (loup, girafe, iguane, nandou, flamant rose, tortue et un fossile d’ammonite) – des plantes odorantes et des bruits d’animaux (cigales, amphibiens et cris dans la forêt tropicale) illustrent la diversité du vivant.
2. ESPÈCE DE… Qu’est-ce qui distingue une autruche d’un nandou ? Un alpaga, d’un lama, d’une vigogne ou d’un guanaco ? Les visiteurs les confondent souvent, partant de cette constatation, le dispositif incite à une observation fine pour mieux les reconnaître.
3. VOIS MES PIEDS: Des moulages de pattes de 4 espèces différentes présentes dans la biozone Patagonie (guanaco, puma, manchot, nandou) et un pied d’humain (pour comparer) permettent de toucher et d’observer un détail de l’anatomie, essentiel pour comprendre comment les animaux se déplacent.
4. PESER L’HUMANITÉ: que représentent les hommes par rapport à la biomasse des vers de terre, des rhinocéros et des bovins domestiques ? Le plus invisible pèse en fait le plus lourd… et pour savoir combien pèse l’être humain, on grimpe sur la balance.
5. QUI MANGE QUOI? Un même milieu naturel peut être partagé par des espèces différentes en bonne intelligence… à chacun sa strate de végétation, c’est ce qu’illustre ce dispositif. Le zèbre, la girafe et le grand koudou doivent être replacés devant les végétaux qu’ils consomment : feuilles d’acacias, feuilles d’arbustes, graminées.
6. UNE GIRAFE PARMI D’AUTRES: Au sein d’une même espèce tous les animaux ne se ressemblent pas. Une longue-vue devant l’enclos des girafes invite à identifier quatre d’entre elles en repérant les détails qui les différencient : les taches, l’usure ou la pigmentation du pelage.
7. À CHACUN SON BEC Pointu, recourbé, gros, fin… Tous les oiseaux ont un bec mais très différent selon les espèces. En observant la forme et le mouvement des becs du calao-trompette, de l’ibis, de la spatule blanche on en déduit qu’ils ne peuvent pas avoir le même régime alimentaire.
8. DIS-MOI COMMENT TU VOIS, JE TE DIRAI QUI TU ES? Comment voit un carnivore qui doit focaliser son regard sur une proie en pleine course ? Que voit un herbivore qui, pour brouter tranquillement, doit surveiller son environnement à 180 ° ? En chaussant des “lunettes transformées” on comprend que l’adaptation au milieu naturel passe aussi par les capacités visuelles.
9. QUAND LE LOUP AGIT SUR LA FORÊT: Lorsqu’un élément clé d’un écosystème est modifié que se passe-t-il ? À titre d’exemple, si le nombre de loups dans la forêt augmente, qu’en est-il des cerfs et des feuilles des jeunes arbres ?
10. LE VOYAGE DES GRAINES: Place au végétal avec ce dispositif qui illustre le voyage des graines de 5 arbres des forêts tropicales… comment sont-elles disséminées dans la nature : par le vent, l’eau, la gravité, les animaux et la voie digestive ?
11. ATTRAPE MA MAIN: Selon la forme de la main et du pouce préhenseur, chaque espèce attrape à sa manière… avec plus ou moins de précision et de délicatesse : illustration avec 4 moulages de mains d’espèces de primates (orang-outan, chimpanzé, capucin et Homme).

Un parcours* pieds-nus de 225 m pour des sensations alternées, douces ou un peu piquantes
Implanté dans la grande Clairière pour ressentir physiquement la texture des sols sur lesquels marchent les animaux du Parc Zoologique de Paris dans les différents écosystèmes… la nature n’est pas toujours tendre pour les plantes des pieds. (* Conçu par l’agence Jacqueline Osty & associés qui fut en charge de l’aménagement paysager du zoo.)

©FG Grandin MNHN

Une drôle d’expérience partagée
Le parcours pieds-nus est installé dans la zone dite des Clairières. Dans cet espace convivial, aire de repos et de pique-nique, il constitue une offre originale, à faire en famille ou entre amis, en partageant des sensations… parfois inattendues.

On oublie chaussures et chaussettes pour se lancer sur des “carrés de matières” qui s’enchaînent et décrivent une boucle. Le cheminement est discontinu, avec des pauses.

Un apprentissage par les pieds
Le parcours s’inscrit dans l’environnement tout en reprenant le concept majeur du parc : la présentation des animaux dans leur milieu naturel reconstitué, le sol en est une composante essentielle et contribue notamment à leur bien-être.

Des “carrés de matières” reproduisent les différents sols des milieux évoqués dans les biozones, dans cet ordre : Sahel-Soudan, Europe, Guyane-Madagascar et Patagonie.

Au-delà de l’expérience du contact direct, le parcours incite à mieux observer les substrats sur lesquels évoluent les animaux, à percevoir leur variété au sein d’une même biozone, à faire le lien entre les modes de locomotion des animaux et la nature du sol et comprendre ainsi leur adaptation à l’environnement.

La nature n’est pas toujours confortable
Le contact commence en douceur par le sable du Sahel-Soudan auquel succède une zone plus caillouteuse puis l’on emprunte une allée de mulch (bois broyé) pour marcher sur les sols organiques des forêts européennes avec quelques surprises : des pommes de pins (un peu piquantes) et des aiguilles de pins… plus agréables.

Les substrats des zones tropicales (GuyaneMadagascar) sont tendres : argile, terreau et mulch ; des plots et des troncs permettent de tester son équilibre car dans les forêts les animaux se déplacent aussi dans les airs, de branche en branche.

La fin du parcours est plus rude, sur les sols minéraux de Patagonie : ardoise, pouzzolane, graviers de basalte de taille différente… on résiste comme un fakir, mais rien n’oblige à parcourir tout le module, un petit saut de côté et l’on retrouve la pelouse.

Une offre en accord avec le positionnement du nouveau Zoo, acteur et messager pour le respect de la biodiversité

L’offre fait partie du projet d’ensemble de rénovation du Parc Zoologique de Paris.
Sa réalisation s’inscrit dans un positionnement clairement affirmé : sensibiliser le public à la diversité de la vie, à la sauvegarde des animaux et à la préservation des équilibres naturels. Un objectif qui a présidé à la conception initiale du Parc Zoologique de Paris où 2 000 animaux de 180 espèces sont présentés au sein de 5 biozones, dans leurs 16 milieux naturels reconstitués. Tout en prenant en compte la dimension récréative que représente la visite d’un zoo pour le public, la nouvelle offre contribue au partage des connaissances, mission essentielle que le Parc Zoologique de Paris partage avec tous les établissements relevant du Muséum national d’Histoire naturelle.

Pour toutes informations: www.parczoologiquedeparis.fr

 

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