Le Zoo sauvage renonce à prendre en charge la harde des caribous forestiers de Val-d’Or

Devant les enjeux d’acceptabilité sociale du transfert de la harde de caribous de Val-d’Or au Zoo sauvage de Saint-Félicien et suite à une longue réflexion, les membres du conseil d’administration ont pris la décision de se retirer du transfert des caribous dans leur organisation, dont le transfert par le Ministère de la faune et des parcs était prévu au début de 2018.

Le Zoo sauvage avait accepté la responsabilité d’accueillir ces individus en captivité et de leur offrir une bonne qualité de vie avec des soins de qualité dans un lieu exceptionnel et adapté. Le Centre de conservation de la biodiversité boréale (CCBB Inc.), de par sa mission d’éducation et de vulgarisation envers le public, aurait souhaité jouer pleinement son rôle pour la conservation du caribou sur son site.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, a pris connaissance de la décision du Zoo sauvage de Saint-Félicien de ne plus prendre en charge les caribous forestiers de Val-d’Or.

Cela fait 30 ans que le gouvernement et ses partenaires tentent de préserver la harde de caribous forestiers de Val-d’Or. Afin d’assurer la survie de la quinzaine de caribous restants, le déplacement de ceux-ci vers le Zoo s’avérait la solution la plus valable. Devant le désistement du Zoo sauvage de Saint-Félicien quant à cette solution d’exception, le ministre Luc Blanchette n’a d’autre choix que de renoncer au transfert de la petite harde qui demeurera donc dans son milieu naturel.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs entend poursuivre ses travaux afin de se doter d’une stratégie globale pour l’aménagement de l’habitat du caribou forestier. D’ici à la fin de ces travaux, les actions concernant la harde de Val-d’Or seront maintenues ainsi que l’aire protégée.

« Dans les circonstances où le seuil sécuritaire de 50 individus n’a pas été atteint depuis 1983, mon intention de déplacer les caribous de Val-d’Or était guidée par mon désir de les protéger et d’assurer leur survie. Je suis convaincu qu’il s’agissait du moyen le plus sûr pour favoriser leur viabilité. Étant donné la décision du Zoo, le maintien de la harde dans son milieu naturel est donc la seule autre option envisageable ». – Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

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