Arrivée de Marmottes à la Garenne

Le dernier week-end de juillet, trois marmottes, deux femelles et un mâle, ont rejoint les bouquetins et les vautours dans la Grande Volière du parc de la Garenne où les visiteurs peuvent maintenant les observer. Les marmottes viennent ainsi compléter la présentation des animaux de Suisse, en particulier des Alpes et du Jura. Elles sont nées dans le parc zoologique des Marécottes dans le Valais.

© La Garenne

Une quatrième marmotte, mais d’origine sauvage, est présente au centre de soins de la Garenne depuis plusieurs semaines. Elle a été amenée par le service de la faune qui l’a recueillie sur les hauteurs de la commune d’Arzier. A son arrivée, elle ne pesait que 1.8 kg, au lieu d’au moins 4 kg, et avait plusieurs morsures de chien dont une très grave à la tête. Elle semble également très âgée. L’équipe vétérinaire a réussi à soigner les blessures. Elle reprend peu à peu du poids mais son état reste encore incertain. Si elle arrive à être sauvée, elle rejoindra les autres marmottes dans la grande volière car la relâcher serait trop risqué pour elle.

Histoire et adaptations des marmottes
La Marmotte n’est pas à l’origine un animal strictement lié à la montagne. Il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, lors de périodes plus froides qu’actuellement, les marmottes étaient répandues en plaine. Avec la fin des glaciations, mais aussi probablement sous la pression de chasse dès la Préhistoire, elle a trouvé ses seuls refuges en haute montagne. Elle avait disparu des montagnes jurassiennes et fut réintroduite sur quelques sites dès le 19ième siècle et dans les années 1970.

A partir du mois d’octobre, après avoir accumulé d’importantes réserves de graisses, elles vont vivre pendant des mois au fond de leur terrier. L’enjeu est d’arriver à survivre jusqu’à ce que la végétation reprenne sa croissance à partir de fin mars. Maintenir la température du corps malgré des températures extérieures basses demande d’utiliser les réserves de graisse pour produire de la chaleur. Pour économiser ces réserves, les marmottes laissent leur température chuter avec celle de la température du terrier. Une température dans le terrier entre 5 et 10 °C est optimale. En dessous, les marmottes sont obligées de produire de la chaleur pour maintenir la température de leur corps autour de 5 degrés. La profondeur du terrier permet de limiter la trop forte baisse de la température. De plus, les marmottes vivant en famille, les adultes se serrent aux plus petits pour limiter les pertes de chaleur. Enfin, un élément clé pour leur survie est la présence d’une forte couche de neige qui joue le rôle d’isolant.

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