Un nouveau bébé bonobo à Planckendael!

Planckendael accueille ainsi le deuxième bébé bonobo de l’année. Le mercredi 2 août dans l’après-midi, le bonobo Djanoa a mis au monde une ravissante petite fille. Pour la première fois dans l’histoire de Planckendael, le bébé est né à l’extérieur.

© Planckendael / Jonas Verhulst

Djanoa a rampé dans les buissons et s’y est tranquillement confectionné un nid de paille de bois. C’est là qu’elle a accouché de son bébé. Il s’agit de son troisième petit et de la seizième naissance de bonobo pour Planckendael. Planckendael est d’ailleurs le détenteur du livre généalogique international et le coordinateur européen du programme d’élevage de cette espèce menacée.

Les soigneurs se creusent la tête pour trouver un joli nom en Lingala (langue africaine), commençant par la lettre S, pour la petite femelle.

Le scientifique de Planckendael, Jeroen Stevens, coordonne le programme d’élevage européen : « Djanoa a eu du mal les derniers jours de sa grossesse. Mais l’accouchement s’est bien déroulé, malgré le fait qu’elle était à l’extérieur et qu’il a plu un peu. Nous sommes heureux et soulagés. Au total, les parcs zoologiques européens ne recensent que six naissances de bonobo par an. Mais 2017 semble être une année fructueuse puisque notre nouveau-né est déjà le septième bébé dans le programme d’élevage.« 

Qui est le papa dans cette grande famille ?
Maman Djanoa est née en 1995 à Berlin et réside à Planckendael depuis 2002. En tant que mère expérimentée, elle sait exactement comment elle doit materner son bébé. Elle le tient fermement, l’épuce avec amour et le laisse boire régulièrement.

Qui est le papa ? Le bonobo Louisoko ? Lucuma ? Vifijo ? La petite Sanza a-t-elle le même papa et sont-elles alors toutes les deux demi-sœurs ? Planckendael ne le saura qu’après analyse en laboratoire d’un échantillon de poils. Chez les bonobos, les fils restent toute leur vie auprès de leur mère. Les filles déménagent vers un autre parc animalier une fois qu’elles ont huit ans à peu près.

© Planckendael / Jonas Verhulst

Petits camarades de jeux
Une femelle bonobo est enceinte généralement d’un petit, tous les quatre à cinq ans. La maman bonobo Busira a accouché fin janvier d’une petite Sanza (lune) après une période de gestation de huit mois. Au printemps dernier, Lina a eu un garçon portant le nom élogieux de Rubani qui signifie capitaine en swahili. Sanza et Rubani ont donc maintenant un adorable nouveau compagnon de jeux.

Le sexe comme arme
Chez cette espèce de grand singe mince et élégante, ce sont les femelles qui commandent. Elles conspirent pour dominer les mâles. Elles possèdent dès lors une arme puissante pour se réconcilier après les confrontations ou pour supprimer les tensions dans le groupe : le sexe ! Chez les bonobos, tous les membres d’un groupe ont des relations sexuelles entre eux, fréquemment et dans diverses positions. Et si des bébés naissent de ces relations, tant mieux. Les bonobos s’épucent aussi beaucoup. Pas pour enlever des puces (car ils n’en ont pas) mais pour renforcer leurs liens sociaux.

Petit territoire, grand risque
Les bonobos sont menacés, on n’en rencontre qu’au sud du fleuve Congo. Au cœur de la forêt équatoriale congolaise vivent encore quelque 30.000 à 50.000 bonobos. La chasse et le braconnage, la perte et la dispersion de leur habitat et la propagation de maladies menacent les grands singes africains. Voilà pourquoi cette naissance est une fois de plus un atout pour le programme d’élevage de cette espèce menacée. Planckendael coordonne ce programme d’élevage européen depuis 1987, soit depuis trente ans exactement. Planckendael gère également le livre généalogique mondial de cette espèce.

Ce bébé bonobo est le seizième à naître à Planckendael. En Europe, on recense actuellement 120 bonobos dans dix parcs animaliers.

Le projet bonobos à Planckendael et au Congo
Les bonobos ne sont pas étudiés exclusivement à Planckendael. Les scientifiques du Centre for Research and Conservation (CRC), l’institut scientifique du Zoo d’Anvers et de Planckendael, opèrent dans le camp de recherche de LuiKotale. Juste à l’extérieur du parc national de Salonga au Congo, ils contribuent à la protection des bonobos dans la nature. C’est là que depuis 2001, trois grands groupes de bonobos sont familiarisés à la présence de chercheurs qui étudient leur comportement et leurs habitudes de vie dans la nature. Comme à Planckendael, on leur prélève des échantillons d’urine, d’excréments et de poils pour mener des recherches ADN. Toutes ces connaissances et tout ce que nous apprenons sur les bonobos à Planckendael aident à maintenir les bonobos dans leur environnement naturel et à améliorer le programme d’élevage international des bonobos dans les parcs animaliers.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire