Au Zoo de Bâle, Jack trouve sa place au sein du troupeau d’éléphants

Depuis la fin août, le nouvel éléphant mâle Jack a fait la rencontre des quatre femelles du Zoo de Bâle. Jusqu’à présent, les premiers contacts se sont bien passés, même avec Heri, qui dirige le groupe, et Malayka, la plus âgée. Jack s’est donc parfaitement bien intégré au troupeau d’éléphants de Bâle. Grâce à la nouvelle installation Tembea, les cinq animaux peuvent désormais vivre ensemble sans pour autant se marcher sur les pieds.

© Zoo de Bâle

Cela a été un véritable événement: le 11 mai 2017, au terme d’un voyage de 30 heures dans un conteneur spécial extra-large depuis le Zoo de Sosto (Hongrie) jusqu’au Zoo de Bâle, l’éléphant Jack (24 ans) a été hissé au moyen d’une grue dans son nouvel habitat, l’espace des éléphants Tembea. Pendant les premiers jours, il est resté séparé des quatre femelles. Mais les premiers contacts directs n’ont pas tardé. Dès le 17 mai, il a fait la connaissance de Maya (23 ans) et Rosy (22 ans): une première rencontre qui s’est déroulée dans le calme, les deux éléphantes semblant plus préoccupées d’elles-mêmes que de Jack. Le 24 mai, Heri (41 ans) s’est jointe à eux. À la tête du groupe des éléphants du Zoo de Bâle, elle a d’abord témoigné un certain respect envers Jack en l’évitant. Au bout de quelques jours, elle a finalement osé l’approcher. Depuis, les quatre éléphants se retrouvent régulièrement.

Et Malayka (46 ans)? Pendant les premières semaines, la plus âgée des quatre femelles a été tenue à l’écart de Jack en raison de son âge avancé. Mais comme les deux animaux se reniflaient souvent amicalement à la porte et comme Jack se montrait très prévenant envers les trois autres femelles, les cinq mammifères ont été réunis pour la première fois le 24 août. Pour un résultat concluant: «Jusqu’à présent, les rencontres se sont toujours passées dans la paix et le calme», affirme le conservateur Adrian Baumeyer. «Aucun incident notable ne s’est en tout cas produit.»

Les animaux ont le choix
Ouvert le 16 mars 2017, le nouvel espace des éléphants Tembea s’étend sur 5 000 m², une surface 2,6 fois plus grande que celle de l’ancienne installation en date des années 1950. En plus d’un vaste pavillon, Tembea met à disposition des éléphants d’Afrique trois grands espaces extérieurs. Ainsi, lorsque les portes sont ouvertes, les animaux sont ensemble mais ont la possibilité de s’éviter. «Les animaux choisissent où ils veulent être et avec qui», précise Adrian Baumeyer, conservateur. «Cela fonctionne très bien et correspond au comportement des animaux dans la nature.» Dans l’ancien espace, les éléphants n’avaient aucun moyen de s’isoler. À l’état sauvage, les mâles se tiennent à l’écart des troupeaux de femelles pour vivre seuls ou en petits groupes non figés.

Près de deux ans de gestation
Pour que les éléphantes du Zoo de Bâle retrouvent un peu de tranquillité, le mâle et les femelles passent la nuit séparés. «Cela ne sera peut-être plus nécessaire à l’avenir», déclare Adrian Baumeyer. De grands espoirs reposent sur Jack: il devra un jour assurer la descendance des éléphants au Zoo de Bâle. Mais il faudra faire preuve d’encore un peu de patience avant que les choses ne se concrétisent. Chez les éléphants, la gestation dure près de deux ans (22 mois) et les femelles ne sont fécondables que pendant les quelques jours que dure ce que l’on appelle l’œstrus. Néanmoins, les premiers contacts entre Jack et les éléphantes semblent prometteurs.

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