Une statue de girafes en bronze prend place au Parc de la Tête d’Or

Deux nouvelles girafes vont s’installer au parc de la Tête d’Or…. Il ne s’agit pas de nouveaux pensionnaires du zoo, mais d’une sculpture en bronze, représentant un girafon et sa mère, réalisée par l’artiste Damien Colcombet avec le soutien de la Fondation Devenir.  L’immense statue sera révélée au public le 23 septembre prochain à 17h.

Le projet Grandeur Nature Lyon a vu le jour il y a 4 ans, lorsque l’artiste Lyonnaise Damien Colcombet après une reconversion osée, souhaite allier sa passion pour la sculpture et les animaux. Il choisit la girafe, animal sauvage qui par sa beauté, sa force, sa liberté, fait rêver petits et grands et qui revêt une importance particulière en termes de préservation de la biodiversité. L’artiste imagine alors une œuvre représentant un girafon en bronze et sa mère. Ce projet qui allie art et écologie est lancé. Le Fonds de dotation DEVENIR qui soutient et pilote le projet fait alors appel à plusieurs sociétés de la région ainsi qu’à de très nombreux particuliers pour mener à bien cette aventure artistique.

Grandeur Nature Lyon se veut porteur d’un message fort à la fois sur l’aspect artistique et sur l’importance de la protection de la biodiversité, cause soutenue depuis de nombreuses années par la Ville de Lyon. Grandeur Nature Lyon se définit également comme un véritable outil pédagogique qui pourra être le point de départ de nombreuses initiatives. Des visites autour de l’œuvre seront par exemple organisées avec le Musée des Beaux-Arts, les équipes du Jardin Botanique ou encore celles du zoo de Lyon à destination des enfants, des visiteurs du parc ou des amateurs d’art.

Un projet qui implique les entreprises régionales
Si la statue de près de 3 mètres de haut a été imaginée par Damien Colcombet, sa réalisation a été confiée à plusieurs entreprises de la Région qui ont su innover et rendre réelle l’idée de l’artiste.

C’est la fonderie Barthélémy Art installé à Crest (Drôme) qui s’est chargée dans un premier temps de scanner l’œuvre originale, puis d’agrandir l’image numériquement et de la soumettre à l’artiste, pour correction, grâce à un masque de réalité virtuelle. La sculpture a ensuite été réalisée en cire par impression 3D grâce à un procédé inédit mis au point par la fonderie en collaboration avec l’entreprise drômoise Mega3D. Ce procédé unique au monde a ensuite permis à la Fonderie Barthélémy Art située elle aussi à Crest dans la Drôme de reprendre le relais pour finaliser ce projet 100% local. Aux méthodes modernes et innovantes a ainsi été ajouté un savoir-faire traditionnel avec le travail de la fonte à cire perdue.

Un financement entièrement privé
Le financement de Grandeur Nature Lyon a été réalisé exclusivement sur fonds privés, grâce à des mécènes, entreprises et particuliers. Le projet a également suscité l’enthousiasme du public. Les deux campagnes de financement participatif ont été de grands succès, les particuliers offrant de quelques euros à des sommes beaucoup plus importantes, manifestant ainsi, parfois de l’étranger, leur attachement à Lyon, au Parc de la Tête d’Or, au zoo de Lyon, à la faune sauvage et à l’art. Le Fonds de dotation DEVENIR a organisé sur 3 ans la récolte des 400 000 euros nécessaires à la réalisation du projet, répartis entre crowdfunding, mécénat d’entreprise et mécénat de compétence. L’artiste Damien Colcombet a par exemple offert l’intégralité de son travail.

L’histoire de la girafe à Lyon
L’animal le plus majestueux de la savane fait ses premiers pas en France sous Charles X lorsque Méhémet Ali vice-roi en Égypte ottomane lui offrit une girafe nommée Zarafa. Lors de son périple entre Marseille et Paris, elle fait une halte à Lyon, place Bellecour. Les girafes prendront ensuite une place particulière au zoo de Lyon, lors de la création en 2008 de la Plaine Africaine. Depuis au sein de la giraferie, il y a eu des naissances mais aussi des départs. Kissa qui fut par exemple la première girafe à voir le jour au zoo de Lyon en 2013, a quitté Lyon en mai dernier pour rejoindre le Zoo de Champrépus, en Normandie.

La girafe est aussi l’un des symboles des espèces menacées, de la biodiversité à protéger. Le zoo de Lyon apporte d’ailleurs un soutien financier, matériel et pédagogique à plusieurs associations engagées dans la conservation des girafes en milieu naturel : l’Association des Girafes du Niger et la Giraffe Conservation Fundation.

En décembre 2016, l’espèce a été classée par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) sur la liste des espèces vulnérables. La population mondiale des girafes a chuté de 40% en 30 ans, passant de 160 000 individus en 1985 à moins de 100 000 en 2015. Ce déclin est notamment imputable à la destruction de leur habitat, aux troubles civils et au braconnage.

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