Parmi les autres espèces, le premier girafon femelle de l'année (Giraffa camelopardalis antiquorum), né le 25 février, a été officiellement baptisé Sophie, en présence de l'équipe de Vulli - société créatrice de la star des jouets pour nouveau-nés - afin de lui rendre hommage. En effet, Sophie la Girafe® tout comme le Bioparc de Doué-la-Fontaine, fête ses 50 ans en 2011 !
Il existe 9 sous-espèces de girafes et le Bioparc est particulièrement engagé dans la protection de l’une d’entre elles, la girafe d’Afrique de l’Ouest (Giraffa camelopardalis peralta) classée « En danger » par l’UICN. L'établissement soutient en effet depuis 2001, l’Association pour la Sauvegarde des Girafes du Niger (ASGN) qui oeuvre pour la conservation du dernier groupe de girafes de toute l'Afrique de l'Ouest. Pour cela, l'ASGN crée des alternatives économiques pour faciliter la cohabitation de ces animaux avec les villageois, telles que la mise en place de micro crédits ou la construction de puits.
Grâce aux actions mises en place par l’association, le nombre de girafes n’a cessé d’augmenter au Niger passant de 49 à 250 en 15 ans et ce sont 18 000 personnes environ qui bénéficient d'améliorations vitales dans leur vie quotidienne. Espèce domestique originaire du même continent, 2 moutons du Cameroun (Ovis ammon) ont vu le jour dans la ferme africaine du Bioparc !
Dans la Grande Volière Sud-Américaine, inaugurée en juillet 2009, l’un des objectifs de l'équipe du Bioparc commence à se concrétiser : en faire le plus important site de nidification connu en Europe pour les espèces d'oiseaux qu'elle abrite. Dans cet espace d'1 hectare s'ébattent en effet plus de 400 oiseaux issus d’une trentaine d’espèces. Ainsi, en mai, juin et juillet sont nés et ont été élevés avec succès 5 canards siffleurs du Chili (Anas sibilatrix), 1 dendrocygne veuf (Dendrocygna viduata), 9 calonettes à collier noir (Callonetta leucophrys), 7 échasses d’Amérique (Himantopus mexicanus), 2 conures mitrées (Aratinga mitrata), 2 perruches de patagonie (Cyanoliseus patagonus) et 1 ara de Lafresnaye (Ara rubrogenys).
C'est en nichant dans la falaise de falun de la Grande Volière, comme ces oiseaux le font dans la nature, que l'un des couples d'ara de Lafresnaye a pondu ce premier oeuf fécondé. Le poussin viendra agrandir le groupe déjà composé d’une dizaine d’individus. Cette dernière naissance est particulièrement importante, puisque ce grand perroquet aux couleurs vives, originaire de Bolivie est classé « En danger » par l’UICN, car il est menacé par la destruction de son habitat et par le braconnage. Actuellement, il en resterait moins de 700 dans la nature. Le Bioparc de Doué-la-Fontaine agit concrètement en faveur de la conservation de cet oiseau, par sa participation à un EEP mais également par son soutien depuis 2009 à l’association bolivienne Armonia. Celle-ci aide les populations quechuas locales à trouver des alternatives de développement permettant de favoriser la conservation de l’ara de Lafresnaye.
Le groupe de manchots de Humboldt (Spheniscus humboldti), futurs pensionnaires de la Grande Volière Sud-Américaine, s’est lui aussi agrandi avec 4 poussins aux mois de mars et avril. Ces premières naissances de manchots de Humboldt depuis leur arrivée en 2008 sont aussi une source de satisfaction pour le Bioparc qui soutient depuis 2008, l’association péruvienne Tu Tierra, dans la conservation de cette espèce menacée, et participe également à son EEP.
Dans la volière européenne, ce sont 5 ibis falcinelles (Plegadis falcinellus) ainsi que 17 ibis chauves (Geronticus eremita), dont les oeufs ont éclos entre les mois de mai et juillet. Cependant ces derniers n’y resteront que peu de temps, puisqu’ils seront réintroduits en Andalousie d’ici la fin d’année, dans le cadre d’un Projet Nature que le Bioparc soutient depuis 2008 et qui est conduit par le Zoo Botanico Jerez en Espagne. L’ibis chauve, classé « Au bord de l’extinction » par l’UICN, fait l’objet d’un EEP et est en Annexe I de la CITES.
Chez les vautours, c'est un vautour fauve (Gyps fulvus) né le 16 avril, qui sera lui aussi réintroduit en Bulgarie au mois de novembre dans le cadre du projet Wild Flora and Fauna Fund. Depuis 2007, 4 vautours fauves nés au Bioparc ont été relâchés dans 2 parcs nationaux au Sud-Ouest de la Bulgarie. L’espèce fait l’objet d’un Studbook Européen et est en Annexe II de la CITES.
Le Bioparc de Doué-la-Fontaine a également vu naître au mois de juin, 1 grue de Mandchourie (Grus japonensis). Cet oiseau, symbole d’amour et de longévité en Asie, est l’un des plus grands au monde. Menacée par la destruction de son habitat et classée « En danger » par l’UICN, la grue de Mandchourie est l’une des grues les plus rares. En plus de sa participation à l’EEP, le Bioparc a soutenu la conservation in situ de cette espèce de 2001 à 2009. En effet, les oeufs pondus par les grues du parc, ont été régulièrement envoyées à l’association russe Hingan qui élève les poussins et les réintroduit dans la nature.
Avec près de 70 naissances, dont 55 oiseaux, au cours de ces 7 derniers mois, le Bioparc de Doué-la-Fontaine participe activement à la conservation d’espèces menacées dans la nature. Pour cela, il crée les conditions favorables à la reproduction des 1000 animaux issus d’une centaine d’espèces présents dans le parc et réintroduit les individus qui peuvent l’être. Chacune de ces naissances s'est déroulée le plus naturellement possible, avec une mise-bas ou une éclosion spontanée, le personnel soignant du Bioparc intervenant uniquement si la gestation ou la délivrance présente un problème.
Carnet rose du Bioparc de Doué-La-Fontaine
Communiqué du Bioparc de Doué-La-Fontaine - Crédits photo © Bioparc Doué la-Fontaine/PierreChabot
Jeudi 4 août 2011
Le Bioparc de Doué-la-Fontaine, qui fête ses 50 ans cette année, est très heureux de vous communiquer un premier bilan positif des naissances 2011.
Chez les mammifères, pour les espèces faisant l’objet de Programmes d’Elevage Européens (EEP), on compte, au cours du 1er semestre, les naissances d'1 atèle noir de Colombie (Ateles fusciceps rufiventris), d'1 ours à lunettes (Tremarctos ornatus) baptisé Bouba, de 2 tamarins lions (Leontopithecus rosalia) et de 4 saïmiris à tête noire (Saimiri boliviensis boliviensis).
Le Bioparc est notamment coordinateur de l’EEP des atèles noirs de Colombie, espèce de primate classée « Au bord de l’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).