Depuis un an nous procédons à sa mise en contact progressive avec les femelles qui forment parfois des coalitions agressives contre leur nouveau partenaire. Pour l’instant le mâle partage le quotidien de 7 femelles, le reste du groupe évoluant de manière séparée.
Dans la nature, les mandrills vivent en larges groupes composés de trente à quarante individus mais ils peuvent former des « troupes » regroupant jusqu’à 600 animaux ! La hiérarchie au sein du groupe est stricte : le mâle dominant dispose d’un droit d’accouplement exclusif avec les femelles de son harem. Les affrontements avec ses « challengers » au moment de la saison de reproduction peuvent donc être violents. Le dimorphisme entre les sexes est très marqué : les mâles sont beaucoup plus gros que les femelles et ils présentent des couleurs plus vives au niveau de la face et de l’arrière-train. Plus cette coloration est éclatante, plus l’individu est haut placé dans la hiérarchie. Les femelles donnent naissance à un petit après environ 6 mois de gestation.
Les mandrills se nourrissent principalement au sol et dans les étages les plus bas de la forêt tropicale mais ils passent la nuit dans les arbre, à l’abri des prédateurs.
Ces dernières années le nombre de mandrills a chuté de façon dramatique. Classé « vulnérables » sur la Liste Rouge de l’UICN, ils sont victimes de la destruction de leur habitat et surtout du braconnage pour la viande de brousse : ils sont en effet aisément localisables en forêt grâce à leurs grognements constants et leurs cris bruyants.
Deux petits mandrills (un mâle et une femelle d’après les premières observations du soigneur) sont nés à une semaine d’intervalle, portant notre groupe à 17 individus. Ce sont les premiers descendants du nouveau mâle reproducteur arrivé en 2010 du zoo de Chester en Angleterre.