Le Parc animalier de Planckendael construit des puits d'eau au Niger grâce à ses visiteurs
Communiqué de la Société Royale de Zoologie d'Anvers - Crédits Photo © Parc animalier de Planckendael
Mardi 17 août 2010
Grâce à la construction de puits d’eau au Niger, Planckendael espère permettre à l’homme et l’animal de se réconcilier. Nous collectons des fonds pour ce projet in situ depuis la construction de la Savanne à Planckendael, le nouvel enclos des girafes. Ce mardi 17 août, Linda Van Elsacker (Directrice Recherche & Développement de la Société Royale de Zoologie d’Anvers) a remis un joli chèque de 12.000 € à Kailou Moussa, le représentant de l’ASGN (Association pour la Sauvegarde des Girafes du Niger). Avec cette somme, nous allons permettre la construction de puits d’eau dans quatre villages de la commune rurale de Kouré au Niger.
Cliquez sur le logo pour télécharger au format PDF une présentation réalisée par Kailou Moussa du projet en question et des objectifs de l’AGSN.
Des puits d’eau pour les girafes ?
Au Niger ne vivent plus qu’environ 220 girafes du Niger, les dernières représentantes de cette espèce (girafe blanche du désert) en Afrique de l’Ouest. Elles étaient menacées d’extinction pure et simple. Depuis 1996 (plus que 50 individus…), la situation s’améliore un peu grâce aux efforts de l’ASGN. La chasse, la désertification et la coupe de bois constituent leurs menaces principales. Elles vivent, en outre, dans une des régions les plus peuplées du Niger disposant d’une zone agricole très étendue. Les girafes rentrent ainsi en concurrence avec la population locale et son cheptel pour le partage des ressources naturelles comme l’eau et la nourriture. Les girafes mangent les feuilles des arbres dont le bois est utilisé et vendu par la population. Elles passent à travers des champs de blé et de haricots et mangent les fruits des arbres fruitiers, source importante de nourriture pour les hommes. Les girafes boivent, en outre, l’eau si précieuse… Bref, l’homme et l’animal vivent en conflit permanent.
Planckendael collabore avec l’AGSN pour trouver des solutions concrètes à ce conflit. Nous collectons donc des fonds, entre autres, pour la construction de puits d’eau pour la population locale. Les girafes et les hommes n’ont donc plus à se battre pour l’eau et la population locale voit son alimentation en eau grandement facilitée. Elle ne voit donc plus la girafe comme un fauteur de troubles mais bien comme un porte-bonheur.
L’ASGN en fait bien plus (voir documents en annexe). Car la connaissance de l’habitat des girafes est la clé de leur protection. La recherche est donc une activité très importante dans ce contexte. Tout comme la reforestation avec des arbres fruitiers et la création de pépinières, l’attribution de microcrédits, le développement de l’écotourisme, l’organisation de campagnes locales de sensibilisation… Des activités destinées à rapprocher l’homme de l’animal…
Grâce à tous les visiteurs de Planckendael qui ont participé à cette action de soutien, quatre villages du Niger vont voir leur alimentation en eau considérablement facilitée. Tout profit pour l’homme mais, donc, aussi pour l’animal ! Merci au nom des girafes !