Thoiry a révolutionné la présentation des animaux captifs en liberté. L'entrée était au prix de 10 Francs et les visiteurs pouvaient se faire prendre en photo pour emporter avec eux, un souvenir de ce qu'ils ont vu. En trois mois, près de 1 millions de personnes, une belle réussite. Avec la crise de mai 1968, le parc a eu quelques difficultés comme l'arrivé de pétrole pour les lions mais les grévistes avait laissé passer le convoi. Avant l'ouverture, une association de riverains s'était crée, peur que les mouches soient attirer par les lions et que le prix de l'immobilier chute. Paul de La Panouse bataillait pour avoir l’autorisation d’ouvrir la Réserve Africaine de Thoiry. Au double titre de ses fonctions éminentes de directeur des parcs zoologiques de Paris et de professeur d’éthologie, leur titulaire demandait aux ministères concernés d’interdire la réalisation du parc affirmant que d’une part les lions attaqueraient les visiteurs en voiture et qu’ils s’échapperaient du parc, et que d’autre part les antilopes et autres herbivores lâchés en liberté sur un même territoire, s’entretueraient.
Une partie des jardins de Thoiry fut transformée en parc animalier et pour la première fois, on pouvait voir des animaux exotiques en liberté. Avec ce principe, c'est la conception même du zoo qui a été réinventé. Contrairement aux zoos classiques dans lesquels les visiteurs circulent librement devant les animaux enfermés dans des cages, les animaux y sont dans de vastes enclos, où ce sont les visiteurs qu'on enferme de leurs voitures.