Visite du chantier du Parc zoologique de Paris

La rénovation du Parc Zoologique de Paris a été engagée en septembre 2011, avec une réouverture au public prévue au printemps 2014. Le chantier, qui mobilise actuellement près de 350 collaborateurs et se déroule selon les délais annoncés, se terminera en novembre 2013.

Le Zoo de Vincennes : 80 ans d’histoire !
Le célèbre Zoo de Vincennes a constitué pendant près de 80 ans une attraction majeure de la Capitale pour des générations de visiteurs. Son Grand Rocher qui culmine à 65 m de haut à l’orée du Bois de Vincennes en restera l’emblème le plus fort. Le zoo frappa les esprits pour sa modernité technique et surtout pour son nouveau mode de fonctionnement : les animaux n’étaient plus présentés dans des cages, mais évoluaient à l’air libre dans des espaces naturels cernés de fossés. Des rochers artificiels ponctuaient ce parc urbain de 14,5 hectares ; ils en constituaient le décor et en abritaient les infrastructures logistiques : loges des animaux, accès des personnels, locaux techniques… Très novatrice pour son temps, la conception d’origine du zoo ne permettait guère de s’adapter aux enjeux nouveaux des parcs zoologiques contemporains. Ses installations justifiaient une refonte complète. Soutenu par ses deux Ministères de tutelle, le Ministère de l’Ecologie et le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, le Muséum national d’Histoire naturelle, gestionnaire du site, a conçu un projet ambitieux de rénovation. Le nouveau Parc Zoologique de Paris répondra, au-delà de sa fonction normale de parc, à une vocation scientifique et culturelle dédiée à la protection de la nature et des espèces animales.

4, un chiffre récurrent pour le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. En effet, la Ménagerie fut créée en 1794, le Zoo de Vincennes a ouvert ses portes en 1934 et sa réouverture sera en 2014. C’est 89 million de personnes qui ont visité le Zoo de Vincennes depuis 1934 !

Voyage à travers la biodiversité planétaire au départ de Paris…
Le Muséum a souhaité faire de ce parc un lieu privilégié de présentation de la biodiversité planétaire et de sensibilisation aux enjeux qu’elle induit pour l’évolution de la planète. Le nouveau Parc permettra aux visiteurs de découvrir les animaux dans leurs milieux naturels respectifs, de vastes enclos dont le relief, la végétation, l’hydrographie, voire les conditions atmosphériques auront été restitués le plus fidèlement possible. 170 espèces seront élevées dans ces écosystèmes très contrastés, soit au total plus d’un millier d’animaux : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés. Issus de 5 biozones géographiques, ces espèces et leurs écosystèmes seront représentatifs des hauts lieux de la biodiversité terrestre mais aussi des milieux menacés par l’activité humaine (pollution, déforestation…).

Le Zoo ne présentera donc pas une collection exhaustive des animaux des différents continents les plus classiques et les plus connus du grand public, mais une sélection d’espèces emblématiques ou moins connues, ainsi que d’espèces menacées faisant l’objet de programmes internationaux d’élevage ou de conservation in situ. Le Parc offrira de la sorte au visiteur un tour du monde de la biodiversité animale et environnementale tout à fait inédit et très attractif.

Par un cheminement discret de 4,2 km, les visiteurs pourront explorer les aires de vie d’un millier d’animaux et découvrir leurs comportements naturels au sein de leurs divers écosystèmes reconstitués. Ainsi coupés du monde actif et immergés dans une nature quasi sauvage, les visiteurs pourront mieux percevoir et comprendre les fragiles équilibres qui existent entre la flore et la faune de ces milieux spécifiques.

Le tour du monde en 5 Biozones et 16 milieux
Le parcours du nouveau Parc Zoologique de Paris sera articulé autour de 5 biozones sélectionnées pour la diversité de leurs écosystèmes et de leurs espèces, ainsi que pour leur grande vulnérabilité écologique.

© AJOA / BTuA / SYNTHESE
© AJOA / BTuA / SYNTHESE

Biozone Sahel – Soudan (45 215 m²)
4 milieux : savane arborée, savane arbustive, savane rase, delta
44 espèces : girafe d’Afrique de l’Ouest, rhinocéros blanc, autruche, babouin de Guinée, oryx algazelle, grand koudou, addax…

Biozone Europe (10 800 m²)
4 milieux : forêt de conifères, garrigue, marais, montagne froide
28 espèces : loup, lynx boréal, vautours, reptiles, amphibiens…

Biozone Guyane – Amazonie (12 530 m²)
3 milieux : forêt équatoriale, crique, milieu fluvial
67 espèces : caïman nain, lamantin, ara hyacinthe, anaconda, petits primates…

Biozone Madagascar (9 655 m²)
2 milieux : forêt humide et forêt sèche
30 espèces : lémuriens, fossa, tortue rayonnée…

Biozone Patagonie (16 570 m²)
3 milieux : pampa patagonienne, côtes rocheuses, forêt andine
7 espèces : otarie de Patagonie, manchot de Humboldt, puma…

Le Parc Zoologique de Paris accueillera plus de 1000 animaux de 179 espèces différentes dont 74 espèces d’oiseaux, 40 espèces de mammifères, 22 espèces de reptiles, 18 espèces d’amphibiens, 18 espèces de poissons et 7 espèces d’invertébrés.

Le chantier du Zoo
L’aménagement du Parc implique l’exécution d’une multitude de travaux extrêmement variés et sophistiqués. Les 14,5 hectares du site doivent être entièrement réaménagés afin de mettre en scène les fragments de paysages correspondants aux écosystèmes des animaux résidants. Le relief sera entièrement remodelé dans ce but, avec la création d’une vaste plaine sahélo-soudanaise au pied du Grand Rocher, de buttes, de merlons et de vallées pour l’Europe, la Guyane et Madagascar, et d’une plaine côtière le long du lac Daumesnil pour la Patagonie… De nombreux rochers architecturaux et paysagers jalonneront ces espaces. Un circuit de découverte sera aménagé à travers le Parc, avec 4,2 km de chemins principaux et secondaires et de nombreux points de vue sur les aires de vie animalière.

La démarche architecturale a cherché à intégrer dans les différents paysages du site l’ensemble des contraintes logistiques et zootechniques d’un parc destiné à accueillir 1,5 million de visiteurs par an. Les 24 bâtiments très spécifiques du projet se fondront dans ces paysages qu’ils contribueront à délimiter et à composer, grâce à des enveloppes architecturales légères assurant leur parfaite immersion. Conçues avec des matériaux bruts ou naturels (maillages en filet tendus sur une structure d’acier, madriers de bois, faux rochers, structures végétalisées), ces enveloppes constituent un filtre subtil entre les constructions et l’environnement naturel. Ces artifices limiteront en particulier l’impact visuel des grandes structures nouvelles du Parc : le bâtiment d’accueil du public qui joue le rôle de sas entre la ville et l’univers du Parc, avec sa « clairière urbaine » qu’envahissent des plantes grimpantes (lierres, clématites…) et que traversent d’étranges bruissements et cris d’animaux ; la Grande volière où évolueront librement de nombreuses espèces d’oiseaux à l’abri d’un immense filet de 1 466 m² et 11,50 m de haut ; la Grande Serre tropicale qui recréera, sous une verrière semi-cylindrique à double vitrage de 4 000 m² et 16 m de haut, le climat chaud et humide propice à une végétation dense et à une riche faune guyanaise et malgache.

Les espaces verts constituent aussi un lot essentiel dans ce projet. La végétation sera prépondérante : la surface arborée doit s’accroître de 40 %. L’environnement végétal des biozones sera obtenu par la combinaison du patrimoine conservé avec d’autres espèces européennes proches et évocatrices de celles des écosystèmes simulés, et par le recours à des plantes d’origine exotique, pour les serres principalement. Près de la moitié des arbres existants sera ainsi remplacée par de nouveaux arbres. Au total, 171 000 plants de 870 espèces végétales différentes doivent être mis en terre sur le site et dans la Grande Serre. 2250 arbres seront plantés pour près de 3200 arbres au total. Les divers équipements aquatiques destinés à la faune (bassins, aquariums) nécessitent des systèmes spéciaux de traitement de l’eau.

Les travaux comportent, entre autres, l’exécution de 74 000 m³ de déblais et remblais, de 15 km de tranchées techniques, de 51 km de fourreaux pour les réseaux secs (électricité / télécoms), de 3 000 m² de murs en gabions, de 25 000 m² de voiries en béton, de 4,3 km de clôtures animalières…

Le chantier du Parc Zoologique de Paris c’est plus de 80 PME françaises…
– Faux rochers (Ateliers Artistiques du Béton)
– Serre (Marchegay)
– Traitement d’eau (Hervé Thermique)
– Visions subaquatiques (Coutant Aquariums)
– Cloisons de loge (Equip’Horse)
– Pèse Rhinocéros (Mettler Toledo), etc.

… et européennes
– Filets tendus des volières (Carl Stahl – Allemagne)
– Terrariums / Vivariums (Pangéa Rocks – Danemark)
– Espaces Verts de la Serre (Fachjan – Hollande), etc…

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