Des ours, une famille d’Orangs-outans et un temple à Pairi Daiza

A 10 jours de l’ouverture, les préparatifs à Pairi Daiza passent à la vitesse supérieure. Après une fermeture hivernale de 5 mois, le Parc s’apprête, le samedi 1er avril 2017, à rouvrir grand ses portes, et ce pour la 24ème fois.

Au programme de cette nouvelle saison : de nouvelles espèces d’animaux et des constructions uniques pour les accueillir, une nouvelle vie au grand air pour certains et le grand déménagement pour d’autres, un nouveau jardin chinois pour les amoureux de botanique, une gigantesque pleine de jeux pour les petits explorateurs, …

Les nouveaux arrivants
Pairi Daiza a eu l’immense honneur d’accueillir cet hiver les tout premiers Diables de Tasmanie présents en Belgique. Cradle et Cradoc, deux adorables carnivores à l’appétit gargantuesque et au caractère bien trempé, se sont installés cet hiver et sont fin prêts pour rencontrer le public. Ils seront dès l’ouverture dans leur nouvel enclos, à l’entrée de la partie australienne du Jardin, Mura Mura.

© Pairi Daiza

Une nouvelle famille d’Orangs-outans est attendue dans les tout premiers jours du mois d’avril. Deux femelles, un mâle et un adorable bébé d’un an prendront possession du tout nouveau Temple des Fleurs.7

En cette fin de semaine, une maman Ours à collier et ses jumeaux mâles d’un an sont attendus dans le Jardin des Mondes. Il s’agit là, après le Panda géant, de la deuxième espèce de grands ursidés présents dans le parc.

L’Ours à collier, aussi connu sous le nom d’Ours noir d’Asie ou Ours du Tibet, doit son nom à la tâche beige autour de son cou en forme de collier. L’Ours à collier est classé « vulnérable » sur la IUCN Redlist. Debout, il peut mesurer jusqu’à 2m et peser entre 90 et 180 kg. Il vit principalement dans les montagnes de l’Himalaya. Il est connu pour ses talents de grimpeur qui lui permettent de varier son régime, principalement fait de fruits et de noix, avec des nids d’abeilles et d’insectes, tant invertébrés que vertébrés.

La maman Canelle et ses deux petits (Phuket et Pako) rejoindront le parc depuis la Réserve de Sigean (France) et prendront possession de leur nouvel habitat au milieu du « Sentier de l’Empereur » (Cité des Immortels).

© Pairi Daiza

D’autres nouvelles espèces annoncées pour ce début de saison 2017 : des Varans du Komodo, des Cerfs du Père David, des Alpagas, des Saïmiris du Pérou, un nouveau couple de Pandas Roux, des Lemmings, … et plus si affinités !

© Pairi Daiza

Pairi Daiza, ce sont aussi des constructions, des temples, des demeures bâties dans le respect des traditions locales, par des artisans venus des quatre coins du Monde. Cette année, dans le Royaume de Ganesha, c’est l’inauguration d’un nouvel espace dans le Temple des Fleurs, le temple Jaïn qui accueillera les nouveaux Orangs-outans. Un temple grandiose, bâti en marbre blanc du Rajasthan par 800 artisans indiens. Près de six mois de travail auront été nécessaires pour tailler et sculpter l’intérieur de ce bâtiment. Au total, la famille d’Orangs-outans disposera d’un espace de vie de près de 1.400 mètres carrés, en intérieur comme en extérieur.

Création aussi cet hiver d’une Savane Africaine surplombant la Terre des Origines. Pour l’agrandir, d’abord, et offrir un espace de vie de près de… 13.000 mètres carrés aux animaux. Pour la réaménager, ensuite, et leur permettre de cohabiter dans un habitat au plus proche des conditions naturelles. Vivent désormais côte à côte les deux éléphantes d’Afrique, Suzy et Gitana, les zèbres, les grues africaines, les gnous, les impalas et les buffles du Cap.

Réaménager c’est aussi se réorganiser ! Réorganisation des troupes et des enclos donc pour les gnous, les sitatungas, les phoques et les manchots, les muntjacs, les tatous, les chevrotins maltais, les lémuriens, les dromadaires, … Réglé comme du papier à musique, le grand déménagement aura lieu jusqu’à la veille de l’ouverture.

© Pairi Daiza

Pour les enfants, la plaine de jeux a été totalement réaménagée et agrandie, du côté du Château.
Au bord du lac, sur une plage désormais plus longue, les plus petits pourront découvrir de nouveaux jeux, pour grimper, courir, sauter, s’agripper, escalader, se balancer, etc. Pour risquer de se mouiller aussi, quand le soleil est de la partie. Ou pour tenter de reconstruire un squelette s’ils se découvrent une âme d’archéologue !
La plaine de jeux devient aussi le meilleur observatoire à phoques et manchots. Car au bout de la plage, on y trouvera à présent le nouvel habitat de ces super plongeurs !

© Pairi Daiza

Pour le philosophe et botaniste, Pairi Daiza a créé cet hiver le « Jardin Yin et Yang » en contrebas du Temple Bouddhiste, au cœur de la « Cité des Immortels ». Ce jardin de 200 mètres carrés est fait de pierres chinoises, d’éléments d’eau, de rhododendrons, de pivoines, de cerisiers et d’azalées. Le mélange parfait entre la douceur et la force, le masculin et le féminin. Cette nouvelle création botanique a pour ambition d’amener les visiteurs, grâce à un jeu, vers un contrôle des événements qui marqueront sa vie dans un futur proche.

La sortie des stars
Arrivés et né l’an dernier, les cinq gorilles et le bébé Panda géant Tian Bao ont passé la fin de saison 2016 dans leurs enclos intérieur. Au coeur des deux immenses volcans pour les primates, au chaud avec maman dans la grotte pour Tian Bao. Une période indispensable pour ces animaux, qui ont besoin de temps pour trouver leurs marques dans leur nouvel environnement. Mais cet hiver, tous ont pu découvrir leurs espaces de vie extérieurs. L’herbe, les jeux, les constructions, les branchages, tant pour les gorilles que pour Tian Bao.

Le carnet rose se remplit à vue d’œil
La préservation des espèces menacées est une des raisons d’être de Pairi Daiza. Un travail quotidien, mené sans relâche. Le Jardin des Mondes participe à ce titre à de nombreux programmes de reproduction d’espèces en danger. Après les naissances, en 2016, de bébés zèbre, fourmilier, lémuriens, bisons, etc., sans oublier celles du rhinocéros Sethemba Vasta et du Panda géant Tian Bao, de nouvelles naissances sont espérées en 2017. Dame Nature décidera, bien sûr. Mais ses premiers signes sont encourageants. Cet hiver, le Parc a ainsi déjà vu naître plusieurs saïmiris, un Tapir, un singe Colobe, une antilope Sitatunga, un bébé lémurien, un bébé kangourou. Et parmi les grossesses « connues », celle de l’éléphante Khaing Hnin Hnin, qui devrait mettre bas cet été, n’est pas la moindre.

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