Naissance de tapir terrestre au Zoo de La Barben

Le 10 juillet dernier au Zoo de La Barben, Cayenne, femelle tapir terrestre âgée de 11 ans, a donné naissance à une petite femelle, après une gestation de 13 mois.

© Zoo de La Barben

Pesant 5 kg, celle-ci présente le pelage rayé caractéristique des bébés tapirs : celui-ci est un camouflage, à l’instar des faons qui sont eux tachetés. En pleine santé, le petit tête goulument le lait de sa mère, mais déjà goûte la luzerne et les autres végétaux dont celle-ci se nourrit !

Bien que ce soit son premier petit, Cayenne se révèle être une bonne mère, attentive et protectrice face aux autres tapirs du groupe! C’est pourquoi pour l’instant mère et petite ne sont visibles du public que de manière intermittente. Cette naissance est une joie pour toute l’équipe puisque cela fait près de 10 ans qu’il n’y avait pas eu de naissance de tapir au zoo de La Barben !

Une espèce peu médiatisée…
Les tapirs sont des animaux peu connus du public. Il en existe cinq espèces différentes, l’une rencontrée en Asie, les autres en Amérique latine. Le tapir terrestre est plus précisément rencontré en Amazonie, du Vénézuéla jusqu’en Argentine, en passant par un département français : la Guyane française. C’est un des plus gros mammifères de ce continent : les femelles peuvent peser jusqu’à 300 kg. Souvent confondu à tord avec le fourmilier, il ne se nourrit pourtant que de végétaux : feuilles, fruits… Il est caractérisé par une courte trompe, utile pour rapprocher la nourriture de la bouche.

Un “jardinier de la forêt” menacé
Bien que mal connus, les effectifs des tapirs terrestres sont globalement en diminution. En effet, les tapirs sont chassés, pour leur viande et leur peau. Ils sont officiellement protégés dans tous les pays, sauf en Guyane française, où seule la commercialisation de leur viande est interdite depuis 2007.

Les tapirs souffrent aussi de la déforestation, pour le bois, l’agriculture (soja, canne à sucre…) et l’élevage du bétail. Le tapir est pourtant considéré comme le jardinier de la forêt : se nourrissant de fruits, il permet la dispersion des graines contenues dans ceux-ci. Il joue ainsi un grand rôle dans le façonnage et le maintien des forêts, d’un point de vue de leur structure et de leur diversité. Sa raréfaction affecte ainsi l’ensemble des espèces animales et végétales des forêts amazoniennes…

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