Carnet rose de la Réserve zoologique de la Haute-Touche

En ce printemps 2018, le carnet rose de la Réserve de La Haute-Touche est l’année des carnivores.

Les loups sont de retour sur tous les continents
Nés le 10 mai 2018, cinq louveteaux d’Europe pointent leurs frimousses hors de leur tanière depuis quelques jours. Cette espèce n’est pas la plus rare en captivité mais toute l’équipe de la Haute-Touche attendait avec impatience d’observer à nouveau cet évènement. En effet, depuis 3 années maintenant, la meute de loups d’Europe ne se reproduisait plus.

Les visiteurs du site peuvent ainsi être sensibilisés au retour du loup en France. Ce carnivore qui occupait encore de vastes territoires à la fin du 18ème siècle a disparu de notre pays au cours des années 30. 60 ans après leur disparition, quelques individus italiens, à la recherche de nouveaux territoires de chasse, passent les Alpes et recolonisent nos régions. Aujourd’hui, cette population d’environ 360 loups fait parler d’elle dans l’actualité mais surtout dans l’imaginaire collectif. Les visiteurs peut suivre à la Réserve de la Haute Touche des interventions et animations sur le sujet tout en observant une meute désormais en pleine expansion.

Loup d’Europe © MNHN Patrick Roux

Les loups de Mackenzie, originaires d’Amérique du Nord, ont suivi l’exemple de leurs congénères européens puisque, depuis une petite semaine, trois louveteaux commencent à suivre leurs parents dans l’enclos sous les regards attendris des visiteurs. La meute, constituée actuellement de trois loups adultes (Jives, le mâle dominant et les deux femelles Batman, la dominante et Minie), s’étoffe donc de trois de nouveaux individus : deux jeunes femelles et un mâle.

Louveteaux © MNHN Patrick Roux

Les carnivores sont à l’honneur
Toujours chez les canidés, originaires du continent asiatique, 6 chiots dhôles, issus de deux portées différentes, commencent à jouer ensemble au sein de leur meute. Ces six chiots (2 mâles et 4 femelles) particulièrement fragiles, viennent augmenter la meute à 26 individus. Cette meute, la plus grande au monde en captivité, permet d’étudier le comportement de cette espèce encore méconnue.

Dhôles © MNHN Patrick Roux

Du côté des félins, les lynx ne sont pas en reste. Le jeune couple annonce effectivement leur première naissance. Arya, la femelle, élève sa première portée à l’abri d’une souche d’arbre protectrice. Elle peut être cependant observée par les visiteurs qui ne tarderont certainement pas à voir apparaître très bientôt une petite frimousse à moustache.

Lynx © MNHN Patrick Roux

Les tigres de Sumatra, sous-espèce de tigre la plus rare au monde puisque que seulement 400 individus vivent encore à Sumatra, accueillent toujours en leur sein les deux jeunes mâles Tilak et Sialang âgés maintenant de 17 mois et désormais presque aussi grands que Kashi leur mère. Ces derniers devront, dès l’année prochaine, rejoindre d’autres congénères respectivement au Zoo de Twicross et au Zoo d’Amiens…

Jeune tigre de Sumatra © MNHN-FG Grandin

Festival de naissances en 2018 !
En ce printemps 2018, le parc dénombre de nombreuses naissances chez les antilopes – oryx beisa, damalisque à front blanc, éland du Cap ou antilopes cervicapres d’Asie – mais aussi chez différentes espèces de cervidés : faons chez les très rares Cerfs d’Eld, sika de Formose et Dybowsky ou encore sika pseudaxis disparus à l’état naturel ainsi que les daims mouchetés, blancs ou noirs et les cerfs axis…

Au détour des allées, les visiteurs pourront également observer un jeune Pygargue à queue blanche, représentant des plus grands rapaces d’Europe, les petits mouflons et bouquetins de Nubie, les maras et les Agoutis d’Amérique du Sud… Un couple de Gaurs, les plus gros bovidés sauvages en situation précaire dans leur milieu naturel sont parents d’une jeune femelle. Il en va de même chez le couple de lémurs à ventre roux.

Un programme de reproduction conservatoire en parfaite santé
La Réserve compte actuellement pas moins de 21 pontes de cistudes, soit plus de 200 œufs, dans les incubateurs. Cette espèce de tortue aquatique européenne a vu sa population fortement diminuer ces dernières années du fait de la pollution des eaux, de la disparition des écosystèmes des zones humides et de l’apparition d’espèces envahissantes exotiques.

Dans le courant du mois de mai, en partenariat avec le conservatoire d’espaces naturels de Savoie, la Réserve Zoologique de la Haute-Touche a participé au relâché de 113 jeunes cistudes nées au parc. Ces cistudes, élevées à la Haute Touche pendant trois ans, fréquentent désormais les zones humides du lac du Bourget en toute liberté. Le programme est un succès : l’observation de jeunes cistudes nées dans le milieu naturel est de plus en plus fréquente.

Cistude © MNHN-FG Grandin

La visite s’effectue en voiture, puis à pied ou à vélo. Pour toutes informations: www.zoodelahautetouche.fr

Abonnez-vous à notre newsletter

* obligatoire