Des chats sauvages au zoo de La Garenne

Des chats forestiers, la seule espèce de chat sauvage d’Europe, sont désormais visibles à La Garenne.

Il s’agit de deux femelles nées au zoo de Berne en 2017 et un mâle né en 2018 au zoo de Goldau. Ils disposent d’un tout nouvel espace construit en forêt à côté des cerfs et des sangliers. Cet espace a été entièrement financé par Anne et Olivier Chappuis, de généreux mécènes, qui aident La Garenne depuis de nombreuses années.

© La Garenne

Biologie du Chat forestier
Il n’existe que trois espèces de félins sauvages en Europe, et notre région a la chance que deux d’entre elles parcourent la forêt, le Lynx des Carpates et le Chat forestier. La troisième espèce, le Lynx pardelle survit difficilement dans le sud de l’Espagne. On parle plus souvent du lynx que du chat forestier pourtant il est tout aussi fascinant. Si le lynx est discret mais peu farouche lorsqu’on a la chance de le croiser, le chat forestier est encore plus difficile à observer et fuit si possible tout observation. Comme la plupart des prédateurs, loups, ours, rapaces… ou animaux à fourrure, comme le castor, il avait été très farouchement persécuté, par piégeage, tir ou empoisonnement.

Il reprend progressivement son espace dans le canton de Vaud et est maintenant présent sur tout l’arc jurassien. Son retour a été récemment prouvé dans le canton de Genève.

Le Chat forestier reste toujours discret. Son retour s’est ainsi fait dans l’ombre. Il s’approche très peu des humains, reste caché en forêt, chasse de petites proies. Il n’est pas possible de le domestiquer et il reste toujours sur le défensif sans accepter le contact quand on le maintient en captivité.

Par ailleurs, depuis quelques décennies, le nombre de chats domestiques a explosé. Certains d’entre eux s’émancipent des humains et vivent aussi en nature, les chats harets. Si le Chat forestier est désormais protégé, il reste menacé par l’hybridation fréquente avec ces chats domestiques.

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Quelques points clés

Un retour discret
Très persécuté par le passé pour sa fourrure, le Chat forestier revient dans les forêts vaudoises grâce à sa protection

Sauvage
Le chat forestier vivant en Europe Felis silvestris silvestris n’a jamais pu être domestiqué. Le chat domestique vient d’une autre sous-espèce de chat du Moyen-Orient

L’identifier
En général plus grand, avec une fourrure dense et surtout une grosse queue rayée, noire et ronde à l’extrémité

Menacé par l’hybridation
Beaucoup de chats domestiques retournent dans la nature et peuvent s’hybrider avec des chats forestiers. La génétique est maintenant nécessaire pour identifier l’espèce.

Difficile à observer
Il vit discrètement en forêts et chasse surtout la nuit. Il s’approche peu des habitations humaines. Il monte en altitude mais évite en hiver les zones trop enneigées.

Dépendant des rongeurs
Ses proies principales sont les petits rongeurs, notamment des campagnols. Il sort dans les prairies proches pour chasser

Solitaire
Mâle et femelle vivent séparément hors de la période de l’accouplement. Un mâle fréquent généralement plusieurs territoires de femelles.

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