Le Zoo Planckendael bague ses cigognes

C’est reparti pour le baguage des cigogneaux à Planckendael. Trois journées de baguage sont requises pour munir de leur passeport toutes les petites cigognes de 2019. 

Jean Niesz © Planckendael – Jonas Verhulst

C’est la plus grande colonie du pays qui compte, cette année, 66 nids!
Pour compter et baguer les jeunes cigogneaux, le timing est ici crucial. Si les cigogneaux sont trop grands, ils s’envolent. S’ils sont trop petits, la bague est trop grande et ils la perdent. Chaque oiseau reçoit deux bagues qui permettent de les identifier et de récolter d’importantes informations sur leur migration, leur reproduction, leur comportement, etc…

L’an dernier, le Zoo Planckendael avait recensé 66 nids et 106 oisillons ! Les cigognes pondent de 3 à 5 œufs qu’elles tiennent au chaud durant 33 jours et couvent à tour de rôle. Il naît en moyenne 2 à 3 cigogneaux par nid.

Baguage
Comme chaque année, Planckendael bague tous les poussins. À l’aide d’un élévateur, leur soigneur monte à douze mètres de haut pour visiter chaque nid et ainsi identifier les petits. Ces nids ont un diamètre d’environ 1,5 mètre et sont perchés dans les cimes des arbres ou sur des plateformes dispersées dans le parc. Chaque poussin est bagué. Une petite plume est prélevée pour des fins de recherche scientifique.

Cigognes sans frontières
Dans les années 90, Planckendael a contribué à la réintroduction, en Europe occidentale, des cigognes pratiquement disparues en laissant quelques couples couver dans le parc. Leurs descendants ont suivi les routes migratoires naturelles vers le sud et reviennent depuis lors nidifier chaque année à Planckendael.

Le groupe initial de six individus à Planckendael s’est aujourd’hui transformé en une colonie comptant plus de 128 cigognes en 2017. Avec la Communauté flamande, le Zwin et Natuurpunt, Planckendael a lancé en 1999 le projet “Cigognes sans frontières”. Dans le cadre de ce projet, des études supplémentaires ont été réalisés sur les routes migratoires des cigognes. À l’aide d’émetteurs satellites, les scientifiques du CRC (Centre for Research and Conservation), l’institut scientifique du ZOO d’Anvers et de Planckendael, ont découvert que de jeunes spécimens migraient encore jusqu’en Afrique mais que de nombreuses cigognes plus âgées n’entament plus cette traversée. Elles hivernent en Espagne et en France où elles trouvent assez de nourriture sur des décharges publiques.

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