Un nouvel enclos pour les bonobos du Zoo Planckendael

Le nouvel enclos des bonobos est un paradis pour les animaux, les visiteurs et les scientifiques! Cinq fois plus grand que l’espace précédent. Il y a donc plus de place pour des rencontres surprenantes avec les treize bonobos du Zoo Planckendael.

© Planckendael / Jonas Verhulst

Les bonobos du Zoo Planckendael ont un nouvel enclos, cinq fois plus grand que le précédent. Plus d’espace donc pour des rencontres étonnantes avec ces grands singes du Zoo Planckendael. Vous les verrez jouer, s’épucer, grimper, se disputer puis se réconcilier. Et tout cela, de très près. Les treize bonobos peuvent vivre ici comme dans la nature. Soit rester en groupe, soit s’isoler dans un coin tranquille.

Les visiteurs rejoignent ici une équipe de scientifiques qui se rendent au camp de recherche installé dans la jungle congolaise. Ce nouveau concept permet d’expérimenter le véritable travail de terrain, avec des tentes débordant de matériel de recherche et un sentier de promenade aventureux. On grimpe jusque tout en haut de la forêt pour se retrouver face à face avec les bonobos. Un peu plus loin, on les aperçoit en train de fouiner autour des termitières.

© Planckendael / Jonas Verhulst

Depuis 30 ans, le Zoo Planckendael fait office d’autorité en matière de bonobos dans le monde scientifique. Des chercheurs internationaux viennent de toutes parts au Zoo Planckendael pour étudier les bonobos avec leur scientifiques. But ultime : la conservation de la biodiversité et de l’espèce en particulier.

Détendeur du livre généalogique international
Le Zoo Planckendael est le détenteur du livre généalogique international de ces grands singes menacés d’extinction et le coordinateur européen de leur programme d’élevage. C’est donc lui qui décide pour tous les parcs animaliers quels bonobos peuvent s’accoupler en vue d’une reproduction. Plus de 15 bébés sont déjà nés au Zoo Planckendael.

Linda Van Elsacker, directrice zoologique :

Dans les années 90, on ne savait quasiment rien sur les bonobos. Le Zoo Planckendael est pour cette espèce ce que Jane Goodall est pour les chimpanzés.

© Planckendael / Jonas Verhulst

L’atout variété
Les bonobos ont beaucoup plus d’espace à l’intérieur, dans ce nouvel enclos. Ils ont le choix entre sept lieux différents, en sus de l’île extérieure. Ils peuvent se regrouper ou s’isoler. Il y a de la place pour l’enrichissement et l’observation, pour les visiteurs et les scientifiques. Les singes sont incités à utiliser des outils. Ils peuvent farfouiller à volonté dans des termitières et des souches avec des bâtons ou autres ustensiles.

Matthias Papies, conservateur des mammifères ZOO Planckendael:

Avec ce bâtiment et ce groupe d’animaux plus étendu, nous allons étoffer notre expertise d’autorité en matière de bonobos. Leurs interactions et comportements seront étudiés plus en détail. Les animaux ont davantage l’occasion de créer des liens et de les consolider ou d’éviter les individus qui leur plaisent moins. Ce que nous vivons ici est non seulement utile pour leur bien-être et le programme d’élevage que nous coordonnons, mais aussi pour apprendre à mieux connaître notre propre espèce, l’être humain.”

Un sentier passionnant
Les visiteurs se glissent dans la peau du scientifique aventurier et étudient les bonobos dans leur habitat. Comment se comportent-ils ? Comment se traitent-ils entre eux ? Le site a pour base un camp de recherche installé au milieu de la forêt. Les chercheurs s’approvisionnent dans le village africain. Les visiteurs vivent une aventure ludique et récréative. Les animaux menacés d’extinction racontent une histoire importante.

Linda Van Elsacker, directrice zoologique du ZOO Planckendael:

Rejoignez les chercheurs sur le terrain, en Afrique. Entrez dans les profondeurs de la forêt. Dirigez-vous vers le camp de recherche avec ses huttes pour découvrir le mode de fonctionnement sur place. La cuisine avec les provisions de nourriture, la douche ou l’arrosoir, des panneaux solaires pour produire de l’électricité, des hamacs, des lanternes, de nombreuses caisses, des tonneaux et jerrycans, tout ici illustre la vie du camp. Poursuivez dans la forêt pour ressortir dans le village où sont analysées toutes les matières récoltées pour la recherche.

© Planckendael / Jonas Verhulst

Les femmes au pouvoir
Chez cette élégante espèce de grand singe, ce sont les femelles qui commandent. Elles conspirent pour dominer les mâles. Elles emploient aussi une magnifique méthode pour se réconcilier après des confrontations ou pour apaiser les tensions au sein du groupe : le sexe ! Tous les membres du groupe le pratiquent, fréquemment et de diverses manières. Les bonobos s’épucent aussi beaucoup. Non pour enlever des puces (car ils n’en ont pas) mais pour renforcer leurs liens sociaux.

Zoo Science: des scientifiques du Zoo au Congo
Les bonobos se rencontrent uniquement au sud du fleuve Congo. On n’y recense plus que 15.000 à 50.000 bonobos. La chasse et le braconnage, la perte et la dispersion de leur habitat et la propagation de maladies menacent les grands singes africains. Des scientifiques propres à Planckendael opèrent aussi en Afrique. Ils y étudient le comportement naturel des bonobos et leurs habitudes de vie. Des échantillons d’urine, d’excréments et de poils sont récoltés pour une analyse ADN. La connaissance permet de mieux les protéger.

© Planckendael / Jonas Verhulst

Zoo Science: centre de recherche sur les bonobos à Planckendael
Depuis 1992, des scientifiques nationaux et étrangers étudient leur comportement au Zoo Planckendael. Aucun autre lieu au monde ne permet d’accumuler aussi bien des connaissances. Les espaces d’observation offrent une excellente vue sur le groupe qui donne même sur demande des échantillons d’urine. Les analyses aident les chercheurs basés au Congo, où les animaux sont plus difficiles à suivre. Du fait de sa plus grande ampleur, le groupe connaît plus d’interactions, ce qui fournit davantage d’informations pour les biologistes, les anthropologues, les psychologues et autres scientifiques. Tout cela vient à point nommé pour la gestion du programme d’élevage et pour la conservation de l’espèce.

Zjef Pereboom, responsable de la recherche & de la conservation de la nature du Centre for Research and Conservation (CRC), le centre de recherche du Zoo d’Anvers et Zoo Planckendael :

Il y a trente ans, nous étions uniques. Aujourd’hui, nous allons encore une étape plus loin et menons aussi des recherches expérimentales, non invasives. Le nouvel enclos dispose d’installations dernier cri et autorise la recherche que nous ne pouvions mener dans l’ancien bâtiment et qui est impossible à réaliser dans la nature. Et plus il y a d’animaux, plus l’échantillon scientifique a de la valeur. Notre expertise s’affine, nous conférant un rôle de conseiller pour d’autres parcs animaliers. Par exemple, quand une dispute éclate entre les bonobos, nous savons qu’il ne faut pas les séparer. Cela brise le lien social. Les bonobos doivent pouvoir se réconcilier.

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