Arrivée d’un nouvel éléphant au Zoo de Granby

Le Zoo de Granby est heureux d’accueillir un nouvel éléphant d’Afrique arrivé par voie terrestre la semaine dernière en provenance du Pittsburgh Zoo’s International Conservation Center. Thandi, une femelle âgée de 28 ans dont la génétique est excellente, sera destinée à la reproduction avec Tutume, un mâle de 20 ans. Elle se joint également à Sarah, une femelle de 36 ans. 

© Zoo de Granby

À la rencontre de Thandi 
Pour le moment, le pachyderme demeure dans des espaces distincts sous observation par le personnel des soins animaliers du Zoo de Granby, en collaboration avec deux membres de l’équipe du Zoo de Pittsburgh qui ont fait la route avec l’animal. Si tout se déroule bien, les visiteurs pourront voir Thandi à l’extérieur d’ici les prochaines semaines. En attendant, tous les weekends d’automne jusqu’au 3 novembre, les visiteurs peuvent voir Sarah et Tutume dans leur parc extérieur dans le continent africain du Zoo.

En savoir plus sur Sarah, Tutume et Thandi 
Sarah était hébergée au Jardin des Merveilles de Montréal avant de s’installer au Zoo de Granby en 1988 où elle est en résidence depuis. Elle n’a jamais connu la maternité et une première gestation à son âge pourrait entraîner des complications pour elle ou le petit. Les efforts actuels ont donc été concentrés sur la recherche d’une compagne en âge de se reproduire pour Tutume, provenant du Zoo de Berlin. Tutume est au Zoo de Granby depuis l’été 2013. Selon les observations d’une technicienne en soins animaliers qui s’était rendue sur place à Pittsburgh, Thandi est de nature calme, curieuse et très collaborative lors des entraînements biomédicaux quotidiens.

Le Zoo s’implique
Depuis 2015, le Zoo de Granby collabore avec le personnel du Parc national de Campo Ma’an au sud du Cameroun à la protection des éléphants en périphérie du parc. L’un des objectifs de ce projet est de comprendre et solutionner les conflits entre éléphants et humains. Plusieurs villages subissent des dommages à leurs cultures et plantations d’arbres fruitiers, et les communautés encourent des risques au niveau de leur sécurité quand un éléphant traverse un village. Valérie Michel, technicienne en soins animaliers au Zoo de Granby, s’est rendue au parc à l’été 2019 pour une deuxième année en sol africain afin d’aider à contrer cette problématique. Afin de sécuriser les populations autochtones pygmées-bagyelis, le Zoo de Granby reprend une idée de Disney et de l’Université d’Oxford qui ont inventé un concept de clôtures à abeilles. Puisque les éléphants n’apprécient pas particulièrement ces insectes, les ruches disposées autour des plantations permettent de protéger les cultures ainsi que les villageois. De plus, les ruches procurent également du miel aux populations, une nouvelle source de revenus.

La situation précaire des éléphants
Les activités de braconnage ont explosé dans plusieurs pays d’Afrique : 35 000 éléphants sont abattus annuellement depuis les 5 dernières années pour alimenter le trafic clandestin de l’ivoire, essentiellement destiné au marché de la Chine. Plusieurs facteurs expliquent les activités de braconnage qui déciment l’espèce : la pauvreté, l’absence de surveillance efficace, la corruption et la forte demande d’ivoire de la part des pays consommateurs. La perte d’habitat devient aussi un enjeu majeur avec la déforestation pour l’exploitation minière et la construction de routes. On estime aujourd’hui qu’il y a toujours plus d’éléphants tués par braconnage que de naissances chez l’éléphant d’Afrique, ce qui signifie que les populations ne peuvent que reculer à moyen terme. L’UICN (l’Union International pour la Conservation de la Nature) estime qu’il reste entre 420 000 et 650 000 éléphants d’Afrique à l’état sauvage : ils étaient près de 20 millions au début du XXe siècle.

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