Des kéas sont arrivés au Zoo de Bâle!

Trois kéas sont arrivés au Zoo de Bâle le 4 décembre dernier. Après une trêve de 30 ans, le Zoo reprend l’élevage de cette espèce de perroquets. Les kéas sont particulièrement farceurs et intelligents. Ils figurent sur la liste rouge des espèces «menacées» de l’UICN.

© Zoo de Bâle

Deux des nouveaux kéas du Zoo de Bâle sont des mâles (nés en 2018) en provenance du Zoo de Bristol (Grande-Bretagne). La petite femelle, née cette année, vient du parc des oiseaux Ambigua de Zeihen (Suisse). Au départ, ils étaient tous trois assez farouches les uns envers les autres. Puis la jeune femelle a fait le premier pas, essayant de briser la glace avec les deux mâles qui se connaissaient déjà.

Ce n’est pas la première fois que le Zoo de Bâle accueille des kéas. Le parc a déjà hébergé cette espèce de perroquets entre 1957 et 1989. Aujourd’hui, l’ancien pavillon des chouettes du Zoo a été rénové et réaménagé pour les kéas, sachant que ces «perroquets des montagnes» amateurs de froid, s’ils savent parfaitement voler, se déplacent essentiellement au sol.

Les kéas sont très intelligents et extrêmement curieux. Pour chercher de la nourriture, ils se servent d’outils tels que des branches ou des fils qu’ils recourbent. Et autant dire qu’ils n’ont pas peur des hommes. Dans leur pays d’origine, la Nouvelle-Zélande, les kéas s’approchent à quelques mètres seulement des marcheurs et des randonneurs. Une audace plutôt désagréable dans les zones touristiques car leurs becs n’épargnent ni les tentes, ni les joints en caoutchouc, ni les essuie-glace des voitures en stationnement, pas plus que les poubelles. Le kéa est aussi connu pour son cri, auquel il doit son nom. Il pousse en effet un strident «keeaah».

Les kéas: perroquets des neiges
Les kéas sont une espèce endémique de Nouvelle-Zélande, c’est-à-dire que l’on n’en trouve pas ailleurs. Ils vivent dans les Alpes du Sud de la côte Ouest, principalement à une altitude de 500 à 2 500 mètres. Dans cette région montagneuse relativement austère, ils sont confrontés au vent, au froid et à la neige.

Ces perroquets vivent en groupes pouvant compter jusqu’à 40 individus. Ils mangent des graines, des jeunes pousses, des feuilles et des baies ou creusent la terre avec leur bec à la recherche d’insectes ou de tubercules. Les petits mammifères, comme les souris et les lapins, figurent également au menu. Et il leur arrive aussi parfois de se nourrir de chevreuils , chamois ou moutons ayant fini en charogne .

© Zoo de Bâle

Une espèce menacée dans son habitat naturel
Les kéas sont recensés comme espèce vulnérable dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN 2017). Leur population est estimée à 4 000 individus et leur principal ennemi est l’homme. Les kéas sont accusés de causer aux moutons vivants des blessures potentiellement mortelles en raison des infections qui s’ensuivent. Les exploitants agricoles n’hésitent donc pas à empoisonner ou à abattre les kéas, bien qu’il soit officiellement interdit de les tuer. Autre problème auquel sont confrontés les perroquets: les prédateurs introduits par l’homme comme les hermines et les chats domestiques, qui jettent leur dévolu non seulement sur les oiseaux, mais aussi sur leurs œufs. En hiver, les kéas doivent par ailleurs se partager la nourriture avec d’autres espèces introduites comme les Tahr, les cerfs élaphes ou les chamois.

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