Un nouveau mâle saïmiri est arrivé au Zoo de Bâle

Le Zoo de Bâle a accueilli un nouveau pensionnaire en décembre. Il s’agit de Koru, un saïmiri âgé de 13 ans.

© Zoo de Bâle

Comme c’est généralement le cas chez les jeunes saïmiris mâles pendant la période d’accouplement, Koru est actuellement très corpulent et ne passe pas inaperçu dans le groupe. À l’approche de l’accouplement, les saïmiris mâles voient leur poids augmenter de jusqu’à 25 % et se distinguent alors par leur forte corpulence.

Koru est arrivé au zoo de Bâle le 12 décembre et a d’abord été placé en quarantaine. Pour qu’il ne soit pas seul pendant cette période, toute la colonie de saïmiris a également été placée en quarantaine. Koru a pris très au sérieux sa tâche de jeune mâle reproducteur et s’est entre-temps accouplé avec presque toutes les femelles. La période de quarantaine est désormais terminée.

Échange de mâles chez les saïmiris
Les saïmiris font partie des rares espèces de singes dont la période d’accouplement est limitée dans le temps. Toutes les femelles sont prêtes en même temps pour l’accouplement. En Europe, la période d’accouplement va généralement de novembre à janvier et c’est le moment le plus propice pour intégrer de jeunes mâles dans des groupes de femelles. Ces dernières acceptent les jeunes mâles sans problème, ce qui n’est pas le cas le reste de l’année.

Dans le cadre du programme d’élevage (EEP) coordonné par le Zoo de Bâle depuis 2014, les zoos participant à ce programme s’échangent des mâles afin d’éviter des unions consanguines entre des mâles et leurs filles. Les femelles vivent en groupes et ne quittent jamais leur tribu. Les jeunes mâles quittent leur groupe quand ils ont atteint la maturité sexuelle (vers 3 ans). Ils vivent alors entre jeunes mâles jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour s’aventurer dans un groupe de femelles et s’accoupler avec elles. Souvent, les jeunes mâles ne restent pas auprès des femelles après la période d’accouplement mais retournent dans le groupe de jeunes mâles.

À la chasse aux insectes
En principe, les saïmiris sont des chasseurs. Quand ils sont disponibles en quantités suffisantes, les insectes représentent jusqu’à 80 % de leur alimentation. Sinon, ils se nourrissent de fruits, de bourgeons et de feuilles. Dans l’enclos extérieur du Zoo de Bâle, les petits singes attrapent des insectes, des araignées et parfois des moineaux.

Le Zoo de Bâle abrite 15 saïmiris de Bolivie. Cette espèce vit dans l’ouest du bassin amazonien, au nord de la Bolivie, au sud du Pérou et à l’ouest du Brésil. Les saïmiris de Bolivie ne sont pas une espèce menacée. Le EEP regroupe 833 animaux répartis dans 78 établissements.

Abonnez-vous à notre newsletter

* obligatoire