La station ornithologique de Schutzmatte accueille les oiseaux du Zoo de Bâle

Le pavillon des oiseaux du Zoo de Bâle est actuellement en cours de rénovation et sera complété par une nouvelle construction. Pendant toute la durée des travaux, ses habitants ont trouvé refuge auprès d’autres zoos ou dans la station ornithologique de Schutzmatte, qui n’est pas accessible au public. C’est là que se trouve l’animal zoologique de l’année 2020, le mainate religieux.

© Zoo de Bâle

La station ornithologique de Schutzmatte est située dans la partie non accessible aux visiteurs du Zoo de Bâle, à Binningen. Cette verrière comprend une partie chauffée, une partie fermée non chauffée et une partie ouverte. Pendant les travaux de rénovation du pavillon des oiseaux, la station ornithologique de Schutzmatte accueiller provisoirement ses nombreux habitants.

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En novembre 2019, plus de 20 espèces y ont emménagé et s’y sont bien intégrées. Six grandes volières reliées entre elles abritent différentes espèces d’oiseaux, comme les gallicolombes, les touracos et les chardonnerets rouges, entre autres. Treize autres volières sont destinées aux espèces de plus petite taille comme les thraupidés, les guit-guits brillants et les zostérops. Le système mobile permet aux oiseaux de se familiariser en douceur les uns aux autres. Ils ne sont ainsi réunis qu’à partir du moment où ils se supportent. Une cage de nourriture est installée sur chaque volière. Au moment du nourrissage, le soigneur peut retirer la cage à nourriture, oiseau compris, et l’accrocher à une autre volière. Cela permet de changer un oiseau de volière sans stress, et sans avoir besoin de l’attraper dans des filets.

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Espaces bien-être pour les oiseaux
Les volières sont aménagées en fonction des besoins spécifiques des différentes espèces. Le sol des volières est tapissé de différents substrats pour les oiseaux qui vivent au sol par exemple. Buissons et branchages donnent aux oiseaux la possibilité de s’isoler, et plusieurs points de nourriture sont prévus pour que les espèces ne se gênent pas entre elles. Grâce à des lampes chauffantes et à un système de pluie artificielle, les volatiles profitent de véritables «havres de bien-être». Des caméras de surveillance permettent de vérifier à distance que tout est en ordre. Le comportement actuel des oiseaux laisse penser que c’est bien le cas.

Malgré l’hiver, les gallicolombes ont commencé leurs préparatifs amoureux, tandis que les turdidés et les orioles entonnent chaque jour leurs plus belles mélodies. Les mainates religieux font tout particulièrement entendre leur voix. En plus d’être de talentueux chanteurs, ils adorent reproduire les bruits qu’ils entendent.

Lorsque le pavillon des oiseaux aura rouvert ses portes en 2022, la station ornithologique accueillera différentes espèces d’animaux: elle permettra aux espèces les plus sensibles au gel de passer l’hiver ou servira de zone de quarantaine pour les oisillons. D’ici là, si les visiteuses et visiteurs du Zoo de Bâle devront se passer du mainate religieux, ils n’auront pas à renoncer à beaucoup d’autres oiseaux. Les pintades flânent dans le pavillon des éléphants, la bernache néné arpente l’ancien «rocher des rongeurs» et les kéas, arrivés en décembre, occupent l’ancien pavillon des chouettes. Les manchots royaux débuteront prochainement leur parade nuptiale, tandis que les cigognes craquetteront bientôt à qui mieux-mieux au sommet des arbres.

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Le mainate religieux: animal zoologique de l’année
Bien que le mainate religieux ne soit actuellement pas visible des visiteuses et visiteurs, le Zoo de Bâle s’engage activement en faveur de la protection de cet oiseau dans son habitat naturel. En 2020, la Zoologische Gesellschaft für Arten-und Populationsschutz (ZGAP, société zoologique pour la conservation des espèces et populations) et les membres de Deutsche Tierpark-Gesellschaft e.V. (DTG), Verband der Zoologischen Gärten e.V. (VdZ) und der Gemeinschaft der Zooförderer e.V. (GdZ) ont nommé le mainate religieux «animal zoologique de l’année 2020».

Pour atteindre les meilleurs résultats possibles en faveur de l’espèce concernée, quatre partenaires engagés allient leurs forces pour mettre en place des mesures concrètes de protection et sensibiliser l’opinion publique. En plus de la Zoologische Gesellschaft für Arten- und Populationsschutz e.V. (ZGAP, société zoologique pour la conservation des espèces et populations), les établissements et membres de la Deutsche Tierpark-Gesellschaft e.V. (DTG, société allemande des parcs zoologiques), du Verband der Zoologischen Gärten e.V. (VdZ, association des jardins zoologiques) et de la Gemeinschaft der Zooförderer e.V. (GdZ, communauté des protecteurs des zoos) travaillent également en étroite collaboration.

La campagne a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique à la situation critique de ces intelligents sturnidés et de favoriser la protection de leur espèce. Son extraordinaire talent linguistique a valu au mainate religieux une popularité mondiale, en particulier dans l’espace asiatique, où il est très largement domestiqué. Dans certains pays, les mainates religieux sont même un mets très raffiné. Tout ceci explique que les mainates religieux soient aujourd’hui une espèce menacée d’extinction du fait de l’homme. Le Zoo de Bâle élève des mainates religieux (Gracula religiosa intermedia) depuis 2016. Jusqu’ici cela s’est soldé par une reproduction, qui a permis l’élevage d’un jeune oiseau. En participant à la campagne, le Zoo de Bâle entend contribuer à la préservation des mainates religieux. Dans le cadre de la campagne, le parc ornithologique de Marlow a mis en place un centre dédié à la recherche de partenaires d’accouplement pour les mainates religieux. C’est d’ailleurs ce centre qui est à l’origine de la naissance enregistrée au Zoo de Bâle. Les couples sont remis à des zoos participants, où ils sont censés se reproduire. La campagne apporte également un soutien financier à des projets de protection des mainates religieux en Indonésie.

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